Sur fond de négociations pour un futur accord : Gates met en garde contre un retrait d’Irak





Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a mis en garde le futur président américain contre un retrait des troupes US d’Irak, et ce, au moment où l’administration Bush tentait par tous les moyens de débloquer les négociations sur le futur accord avec Bagdad.


 


Le Quotidien-Agences


Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a averti que le prochain président  américain aura besoin de procéder avec précaution au retrait de  davantage de troupes d'Irak. 


Devant un comité du Sénat, Gates a averti que l'amélioration de la situation pourrait "l'emporter grâce à une mesure de  prudence" sur la question du retrait des troupes. 


"Peu importe ce que vous pensez sur les origines de la guerre  en Irak, nous devons obtenir la fin de partie", a-t-il souligné. 


Gates a déclaré que les deux candidats présidentiels Barack  Obama et John McCain devraient tenir compte de la récente décision du président américain George W. Bush de retirer quelque 8 000  soldats d'Irak avant le mois de février prochain. 


Il a demandé au prochain président d'être "prudent et flexible  et de prendre en compte les avis de nos commandants en chef et des responsables militaires", en formulant leurs décisions sur la  question du retrait des troupes. 


Quelque 146 000 soldats américains sont déployés en Irak, cinq  ans et demi après le début de la guerre.


Ces déclarations interviennent au moment où une équipe américaine en charge de négocier un futur accord avec l'Irak sur la présence américaine dans ce pays après 2008 est revenue à Bagdad pour tenter de débloquer les négociations, a-t-on appris hier de sources concordantes.


"L'équipe (de négociateurs américains) est revenue (à Bagdad) pour continuer les négociations", a indiqué la porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, Susan Ziadeh.


"Les discussions sont en cours", a ajouté Ziadeh, refusant de faire le moindre commentaire sur leur teneur.


Le député chiîte irakien et président de la Commission parlementaire de la Défense et de la sécurité, Hadi Al-Ameri, a confirmé le retour des négociateurs américains mais il a ajouté que les discussions n'avaient "pas encore repris".


L'accord, baptisé Sofa (Status of Forces Agreement, ou Accord sur le statut des forces américaines), doit régir le futur statut des forces américaines en Irak après l'expiration le 31 décembre 2008 du mandat de la Force multinationale, fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU.


Mais des désaccords subsistent notamment sur l'immunité des soldats américains en Irak, sur le droit des Américains de maintenir en détention des prisonniers irakiens, ou sur le commandement des opérations militaires.


Fin août, Washington avait demandé un délai supplémentaire aux Irakiens pour pouvoir répondre à leurs propositions concernant ces points litigieux. Ce délai a expiré le 6 septembre et les négociations ont marqué le pas, Washington assurant cependant que les discussions se poursuivent.


Le 17 septembre, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait estimé qu'il restait de "sérieux et dangereux obstacles" empêchant la signature de l'accord, notamment la question de l'immunité des soldats américains.

"Nous attendons leur réponse", a commenté le vice-président (kurde) de l'Assemblée irakienne, cheikh Khaled Al-Attiya. "Si elle est positive, nous serons positifs", a-t-il souligné.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com