Sur bonne orbite





Livrée à l’épreuve d’une conjoncture internationale particulièrement difficile et instable prévalant depuis quelques années déjà, l’économie nationale s’en tire plutôt à bon compte. Elle multiplie en effet les bons scores, à travers notamment le maintien au vert des principaux agrégats économiques assortis par un taux de croissance annuel qui dépasse les 5%. On est même en droit de parler d’une véritable performance si l’on prend en considération, bien évidemment, les envolées pathétiques et spectaculaires des cours des matières premières, et notamment le pétrole, qui ont mis à mal bien des économies aux quatre coins de la planète. La Tunisie qui est devenue depuis quelques années importatrice nette net de pétrole fait ainsi preuve d’une remarquable capacité d’adaptation et d’une faculté indéniable d’absorber les ondes de choc induites par la mauvaise conjoncture internationale. Il y a en tout cas des raisons logiques et objectives de croire que l’économie tunisienne est en passe de réussir son arrimage à l’économie mondiale. Le rapport mondial sur la compétitivité du Forum de Davos 2006-2007, rendu public tout récemment, confirme ce constat. Considéré comme un véritable hit parade des pays les plus compétitifs, ce rapport a classé la Tunisie, rappelons-le, première en Afrique et dans le monde arabe et 30ème au niveau mondial. Ce classement qui est établi chaque année sur la base d’indices de développement technologique, de performance des institutions publiques et de la qualité de l’environnement macro-économique nous conforte pour tout dire sur la justesse de nos choix économiques et institutionnels. Et c’est tant mieux si le site Tunisie en sort grandi aux yeux des investisseurs locaux et étrangers. L’avenir apprivoisé? Il s’en faut de beaucoup, car le plus dur n’est pas encore dans le rétroviseur. Dans un environnement international marqué par une concurrence exacerbée, la Tunisie a besoin aujourd’hui plus que jamais d’exploiter toutes ses potentialités pour concrétiser ses objectifs de développement. Les pouvoirs publics veillent en tout cas au grain et balisent le terrain. Témoin, le Conseil ministériel tenu, hier, sous la présidence du Chef de l’Etat et consacré à l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2007. Ce projet comporte des dispositions articulées autour d’un certain nombre de volets éminemment importants telles que la “préservation des entreprises et des emplois, la consolidation de l’économie, l’impulsion de l’investissement et la dynamisation du marché financier”. A cela s’ajoute la poursuite de la réforme fiscale et l'allègement de la charge fiscale de l’entreprise productive. Un système fiscal simplifié et résolument plus souple sera, on s’en doute, d’un précieux apport pour la dynamique économique et un puissant levier pour la concrétisation des objectifs de développement retenus durant l’étape à venir. Chokri BACCOUCHE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com