«Ya Mawlana» de Dorsaf Hamdani : Quand le chant soufi se conjugue au féminin





Entre l’héritage soufi de Jaleleddine Roumi et celui de Abou Al Hassan Chedhly, il y a une femme... Une voix exceptionnelle : celle de Dorsaf Hamdani qui présente, durant ce Ramadan, et pour la première fois son spectacle «Ya Mawlana». Un spectacle de haute facture qui mérite le détour. Dorsaf Hamdani adore les défis. Raison pour laquelle, elle a choisi d’aller à contre-courant de faire de la musique... de la vraie musique et de se frayer son propre chemin. Grâce à des collaborations nationales et internationales avec des musiciens et des artistes de référence, Dorsaf Hamdani a réussi à trouver sa propre voie et à sculpter sa propre identité musicale. A la faveur des concerts réussis à l’Opéra du Caire, à Grenade, à Séville, au Luxembourg, en France, au Maroc, en Grèce, en Turquie et à Carthage, Dorsaf Hamdani a démontré, là où elle passe, qu’elle a de l’étoffe pour chanter et enchanter. Cette année, et spécialement ce Ramadan, Dorsaf Hamdani a choisi de faire un grand retour en présentant «Ya Mawlana», un spectacle qui repose sur l’interprétation des fragments de la pensée de Jaleleddine Roumi, considéré comme l’un des plus grands mystiques persans du XIIIème siècle. Mais cette belle voix tunisienne, ne s’est pas contentée, uniquement, de cette plongée au cœur de la source de spiritualité. Elle a choisi d’explorer une autre voie : celle de Abou Al Hassan Chedhly. «Notre but est, ni de reproduire un concert de Samaâ à la lettre, ni le rituel sacré des tariqas tunisiennes, mais de faire rencontrer les deux dans une démarche d’exploration des musiques respectives», écrit-on sur les notes de présentation de ce spectacle soufi qui croise des textes persans, à d’autres turcs et tunisiens. Produit par «Ghaya Production», ce spectacle réunit des musiciens tunisiens et turcs qui vont partager le plaisir de ce voyage soufi à travers trois grands rendez-vous : Vendredi dernier à la coupole du cuivre à la Manouba, le 18 de ce mois sur la scène du Théâtre Municipal et le 20 sur la scène du Centre culturel international de Hammamet. Présenté en avant-première à Konya, en Turquie, «Ya Mawlana» sera présenté sous forme de cinq modes qui rappellent les thèmes traités par Jaleleddine Roumi mais aussi les cinq piliers de l’Islam. Un grand rendez-vous surtout que c’est pour la première fois que ces chants soufis sont interprétés par une voix féminine et dans la langue du Coran sacré. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com