Gestion des ressources en eau : La générosité céleste impose l’exploitation sensée !

Augurant, semble-t-il d’une saison pluvieuse, l’automne a annoncé sa couleur sur fond d’une générosité céleste qui a permis d’ores et déjà d’enrichir les réserves hydriques du pays avec plus de 50 millions de m3. Des réserves qui demandent davantage d’attention en matière de gestion et de protection contre les polluants.

Tunis-Le Quotidien
En ce qui concerne la pluviométrie, les attentes des agriculteurs pour la nouvelle saison penchent vers l’optimisme. De même, les autorités intervenantes dans le domaine agricole tendent à êtres unanimes quant à la bonne saison qui se profile à l’horizon. Statistiquement, maintenant, les pluies enregistrées au cours des trois premières semaines de l’automne 2008 ont été cinq fois plus importantes que ce qui a été enregistré durant la même période de l’année passée. Contre seulement 9 millions de m3 collectés durant les 21 premiers jours d’automne, les départements spécialisés annoncent que les quantités de pluies automnales enregistrées à la même période ont franchi la barre des 50 millions de m3.   
Une véritable bouffée d’oxygène en fait pour notre agriculture qui passe par une conjoncture difficile et qui a beaucoup de défis à relever.
Ainsi, à côté des plans d’action engagés pour aider le secteur à réaliser ses objectifs à moyen et à court terme, une priorité s’est toujours imposée en matière de gestion des ressources hydriques. Face à d’innombrables sources de pollution industrielle et domestique, la dégradation des ressources en eau se présente aujourd’hui comme un des fléaux contre lesquels les structures spécialisées multiplient les plans de lutte.
Constituant une priorité nationale pour la Tunisie, la préservation des ressources en eau, qui s’articule sur une stratégie nationale du développement élaborée et mise en œuvre depuis le début des années 90, comprend en fait plusieurs programmes. Outres les projets qui ont permis d’actualiser l’inventaire des sources potentielles de pollution hydrique, un projet élaboré en partenariat avec la Banque Mondiale devrait permettre très prochainement de développer un dispositif de surveillance de la qualité de l’eau tout le long de la Medjerda.
Une douzaine de stations fixes de suivi de la qualité de l’eau seront, à cet effet, installées prochainement sur l’oued Medjerda. Le projet est stratégique étant donné la place qu’il occupe sur la carte hydrique de la Tunisie. Il représente en effet la principale artère du réseau hydrographique du pays. Plus de 68 % de son bassin, qui s’étend sur une superficie totale de 23.700 km2, sont situés sur le territoire tunisien.
La mise en place des 12 stations fixes de suivi de la qualité de l’eau permettra de compléter les actions mises en œuvre jusqu’ici et la mise en place d’une méthodologie de collecte des données sur l’écosystème du bassin versant de la Medjerda.
En pratique, le dispositif permet de mesurer l’impact des différentes charges de pollution sur la qualité de l’eau. Il permet notamment de simuler plusieurs scénarios de gestion et d’en déterminer les impacts sur l’écosystème. La technique très utilisée en Europe a permis à plusieurs pays d’évaluer les incidences de l’activité humaine sur leurs eaux de surface et souterraines.

H. GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com