C.A. : Défaillances plutôt individuelles

En huit rencontres qui étoffaient déjà l’historique des matches entre le CA et l’ASK, les Clubistes ne sont parvenus à s’imposer aux dépens de leurs homologues kasserinois qu’en deux circonstances seulement (en 89-90 : 2-1 et 92-93 : 2-0), les six autres rendez-vous s’étant soldés par des parités.
C’est dire que les Tunisois ont toujours trouvé certaines difficultés pour s’en sortir face aux hommes du Chaâmbi qui leur rendaient visite dimanche dernier. Des Kasserinois encore meurtris pourtant par leur échec, le premier de la saison, subi quatre jours plus tôt à Sfax, tandis que les Clubistes avaient le vent en poupe à la suite de leur succès jeudi à Monastir.
Mais encore une fois les Rouge et Blanc ont peiné longtemps, mettant du temps afin de dicter leur loi dans les dernières minutes des débats outrageusement, mais également gauchement, dominés par les partenaires de Adel Nefzi.
En fait, devant des Kasserinois volontaires, accrocheurs à souhait et bien organisés notamment sur le plan défensif, bien qu’ils aient été pénalisés par l’expulsion de Ali Hammami dès la (19’), les Clubistes sont parus surtout émoussés, se ressentant manifestement des fatigues engendrées par la succession des confrontations à enjeu, sans oublier le long périple effectué une semaine plus tôt.
Leur jeu désordonné, axé essentiellement sur les exploits individuels des éléments alignés d’entrée, n’était pas de nature à leur permettre d’imposer leur style et leur rythme.

Manque de fraîcheur
Les difficultés des gars de Bab Jedid étaient pour ainsi dire visibles dès le départ à travers le rendement du jeune Bilel El Ifa qui, malgré toute sa bonne volonté et sa bravoure, n’a pu rééditer les prestations qui étaient siennes depuis un certain temps, dans la mesure où il s’est contenté de son rôle défensif.
Ces difficultés étaient également visibles à travers la prestation en demi-teinte de Youssef Mouihbi, ou encore celle de Khaled Souissi n’effectuant que de rares montées sur son flanc tout au long des soixante-cinq minutes qu’il a jouées, sans compter les errements inhabituels du Camerounais Mandomo Alexis.
Le gros point d’interrogation demeure toutefois Zouheir Dhaouadi dont le cas (c’en est devenu vraiment un !) n’est pas prêt d’être élucidé, d’autant qu’il tarde à retrouver sa verve qui en a fait il n’y a pas longtemps l’un des plus brillants espoirs du football national.
N’accablons surtout pas, en revanche, le jeune Hamza Messaadi dont le potentiel est sincèrement énorme, il lui reste cependant à prendre conscience de son talent et de ses qualités. Il faudrait, en outre, que le public soit un peu plus indulgent et non moins patient envers ce jeune prodige qui monte.
Ne terminons pas ce chapitre sans évoquer la baisse de régime de Lassaad Ouertani, une baisse traduite essentiellement par le nombre de balles perdues ou carrément offertes à l’adversaire. Gageons toutefois que pour le brave capitaine clubiste il ne s’agit en fin de compte que d’un passage à vide momentané.
Seuls en définitive Wissem Yahia et le revenant Oussama Sellami ont plus ou moins évolué sur leur vraie valeur, constituant un danger permanent pour l’arrière-garde adverse. Le premier par sa mobilité et ses tentatives sans cesse répétées, et le second grâce à ses tirs et ses déviations le plus souvent en mouvement.
Le plus important pour les Clubistes à l’heure actuelle, c’est d’avoir récolté les trois points nécessaires afin de maintenir le cap, quand bien même ils auraient souffert devant une vaillante formation kasserinoise.
Un petit mot avant de clore sur le coaching de Abdelhak Ben Chikha, lequel aurait dû réagir un peu plus tôt à l’infériorité numérique de son adversaire jouant à dix à partir de la (19’).

Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com