A.S.M. : Enfin, la délivrance !

Contre l’O.B., l’A.S.M. a remporté le match qu’il fallait absolument gagner. C’est maintenant chose faite, ce qui, par ricochet, a enfanté un regain de confiance annonciateur de jours meilleurs.
A voir les joueurs, dimanche dernier, fouler la pelouse du Chtioui, main dans la main, à la queue leu leu, il était aisé de deviner la nature de leurs intentions, conquérantes à l’envi, le degré de leur motivation, paroxystique à souhait. C’est ainsi que durant la demi-heure initiale, les fantassins de Bira prirent le match à bras-le-corps, se déployant pratiquement en 4-2-4, avec deux pivots, Touati et Mgannem, et un quatuor à vocation totalement offensive, à savoir Jéridi, Ben Yahia, Backer et Ben Ouannès.
En sus, ces derniers n’ont pas rechigné à la besogne défensive, dans la mesure où Jéridi a énormément aidé ses compères en phase défensive, alors que Ben Yahia et Backer ont été très actifs dans les couloirs, notamment internes, tout ce beau monde évoluant pour ainsi dire en accordéon.
Et à la clôture de cette première demi-heure, le nouveau buteur patenté de l’équipe Radhouène Ben Ouannès ouvrit, le plus logiquement du monde, la marque.
Il fallait ensuite gérer ce précieux acquis. Et le coach marsois de s’illustrer dans ce registre en troquant le dispositif de départ sus-mentionné, contre le 5-3-2, à la lumière des changements opérés. Ainsi, Hammami, dont ce fut la première apparition cette saison, a-t-il té incorporé à la place d’un milieu offensif, Jéridi, donnant à voir de la sorte trois pivots, Touati, Mgannem et Hammami, assez habiles toutefois dans la relance.
Corrélativement, l’attaque n’a pas été sacrifiée, puisque Rezgui, supplantant un joueur de couloir, Ben Yahia, a bien épaulé Ben Ouannès et a fait d’incessants appels pour bénéficier  des balles en profondeur distillées par ses coéquipiers chargés de la double tâche récupération-reconversion offensive, l’ASM ayant opté pour le jeu en contre. Le troisième changement, le premier en fait, chronologiquement parlant (68’), était  tout aussi imprégné de bon sens, dans la mesure où Kaddèche a été chargé de marquer à la culotte le très dangereux attaquant béjaois, Olivier, incorporé un peu plus tôt par Ouertani, et qui s’était apparenté à un vrai poison, grâce à sa vivacité et sa désarçonnante percussion offensive.
C’était une sorte de «box and one», comme s’exprimaient les basketteurs, c’est-à-dire une défense en zone et un joueur chargé de neutraliser l’attaquant adverse le plus dangereux. Commentaire de l’entraîneur marsois, à ce propos : «Je n’ai fait que réagir au coaching de mon collègue et agir en donnant les consignes appropriées. Et c’est là le rôle de tout  entraîneur. Ceci dit, j’ai certes, verrouillé derrière, mais l’attitude offensive n’a pas été pour autant sacrifiée, dans la mesure où l’option pour les contres a été conditionnée par le jeu en profondeur prôné par notre vis-à-vis. Ce fut très dur pour nous vu que, et au risque de surprendre plus d’un, j’ai vu une équipe béjaoise meilleure que nos trois premiers antagonistes du championnat, à savoir le CAB, le ST et l’ESS».
Pour tout dire, les joueurs marsois ont offert à leur public, ainsi qu’aux staffs technique et dirigeant (une autre exhortation de leur entraîneur en fait) le meilleur cadeau de l’Aïd possible. Un véritable bol d’oxygène qui émoustille au plus haut point les Marsois dans leur opération de remontée progressive au classement.

Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com