Vivement l’Aïd

Le Prophète Mohamed— paix et bénédictions sur lui — a dit : «Toute nation a ses festivités et voilà les vôtres». Ici, le prophète indique que les deux Aïd sont des fêtes spécifiques aux musulmans.
Les musulmans n’ont pas de festivité à l’exception de l’Aïd al-Fitr et l’Aid al-Adhâ. Anas — qu’Allah l’agrée — a dit : «Le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — vint à Médine et les habitants de cette cité avaient deux fêtes. Durant ces deux jours, des carnavals et des festivités avaient lieu. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — interrogea les Ansar (les musulmans de Médine) à ce propos. Ils lui répondirent qu’avant l’Islam ils avaient l’habitude d’organiser des carnavals durant ces deux jours de fête. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — leur dit : “À la place de ces deux jours, Allah a choisi deux autres jours qui sont meilleurs, ceux de l’Aïd al-Fitr et de l’Aïd al-Adhâ”». (Rapporté par Abou Daoud, 1134)
Ces deux fêtes font partie des signes d’Allah pour lesquels nous devons faire preuve de considération et dont nous devons comprendre le sens. Nous allons à présent évoquer les règles du jour de l’Aïd et ses bienséances.

Les règles du jour de l’Aïd
1. Le jeûne : Il est illicite de jeûner le jour de l’Aïd selon le hadith d’Abou Saïd Al-Khudrî — qu’Allah l’agrée — dans lequel il rapporte que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a interdit de jeûner le jour du Fitr et le jour de l’al-Adhâ. (Rapporté par Muslim, 827)
2. Assister à la prière de l’Aïd : Certains savants sont d’avis que la prière de l’Aïd est Wajib (obligatoire) — ceci est l’opinion des savants Hanafites et de Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya. D’autres savants disent qu’elle est fardh Kifâya. Ceci est l’opinion des savants Hanbalites. Un troisième groupe de savants est d’avis que la prière de l’Aid est une sounna mouaâkkada. Ceci est l’opinion des Malékites et des Châfiîtes.
3. Accomplir des prières surérogatoires : Il n’y a pas de prières surérogatoires à accomplir avant ¨ni après la prière de l’Aid. Ibn Abbâs — qu’Allah l’agrée — a rapporté que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait l’habitude de sortir le jour de l’Aïd et de faire deux rakaâs sans les faire précéder ni suivre d’aucune autre prière. Ceci s’applique lorsque la prière est effectuée à l’extérieur. Cependant, si la prière de l’Aïd est effectuée dans une mosquée, il faut accomplir les deux rakaâs de salutation de la mosquée.
4. Les femmes qui assistent à la prière de l’Aïd : Selon la Sounna du Prophète — paix et bénédictions sur lui — tout le monde doit assister à la prière de l’Aïd et se comporter avec droiture et piété. La femme indisposée ne doit pas négliger le rappel d’Allah ni éviter les lieux où l’on se rassemble pour rechercher la science et évoquer Allah

Les bienséances de la fête musulmane
1. Le Ghusl (le bain rituel) : Une des bonnes manières lors du jour de l’Aïd est de prendre le bain rituel avant de se rendre à la prière. On rapporte que Sa`îd Ibn Joubayr a dit : «Trois choses sont sounna le jour de l’Aïd : marcher (vers le lieu de prière), prendre le bain rituel et manger quelque chose avant de sortir (s’il s’agit de l’Aid al-Fitr)».
2. Manger avant de sortir : Il ne faut pas se rendre au lieu de prière le jour de l’Aid al-Fitr sans avoir mangé quelques dattes. Le hadith rapporté par Al-Boukharî selon Anas Ibn Mâlik stipule : «Le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — ne sortait jamais le matin de l’Aïd al-Fitr sans avoir mangé quelques dattes et il en mangeait un nombre impair». En ce qui concerne l’Aïd al-Adhâ, il est recommandé de ne pas manger avant la fin de la prière lorsqu’il s’agit de manger la viande du sacrifice.
3. Le takbîr le jour de l’Aid : C’est une des plus grandes sounna de ce jour. Ad-Dâraqutnî et d’autres ont rapporté que lorsque Omar — qu’Allah l’agrée — sortait le jour de l’Aïd al-Fitr ou de l’Aïd al-Adhâ, il s’efforçait de faire le takbir tout le long du chemin vers le lieu de prière et il continuait jusqu’à l’arrivée de l’Imam. 
4. Se féliciter mutuellement : Les musulmans pourront échanger des vœux, peu importe la forme. Ils peuvent, par exemple, dire «Taqabbal Allâhou minnâ wa minkoum» (qu’Allah agrée nos bonnes actions et les vôtres)”. Joubayr Ibn Nufayr a dit : «Au temps du Prophète — paix et bénédictions sur lui — lorsque les musulmans se rencontraient le jour de l’Aïd, ils disaient ’Taqabbal Allâhu minnâ wa minka’» (Rapporté par Ibn Hajar)
5. Porter ses plus beaux vêtements : Jaber — qu’Allah l’agrée — a dit : «Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait une cape qu’il portait le jour de l’Aïd et le vendredi». Al-Bayhaqî a rapporté qu’Ibn Omar portait ses plus beaux vêtements le jour de l’Aïd, les hommes pouvaient alors montrer les plus beaux vêtements qu’ils possédaient lorsqu’ils sortaient pour la prière.
6. Changer de chemin en revenant du lieu de prière : Jaber Ibn Abdallah — qu’Allah l’agrée — a rapporté que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — empruntait un chemin différent en revenant de la prière de l’Aïd. (Rapporté par Al-Boukhârî)

Après le Ramadan, que des bienfaits

Après le Ramadan, on ne fait que récolter les bienfaits du jeûne
Le jeûne agit en augmentant puissamment les échanges nutritifs, en activant la fonte des substances superflues et de moindre valeur qui encrassent notre corps. C’est un assainissement des tissus qui sont débarrassés de leurs détritus de combustion, suite des échanges nutritifs et vitaux; il y a une grande amélioration de l’état et de la composition du sang. La cure accorde à tous les organes le repos nécessaire pour leur désintoxication, leur rétablissement et leur régénération. Ainsi le chemin qui conduit à la santé est aplani, tel est le bilan parfois merveilleux de la cure de jeûne.  C’est avec raison, que nombreux médecins qu’on a cités pendant ce mois saint appellent la cure de jeûne, une «cure de rajeunissement». Celui qui s’y soumet y gagne en effet, une physionomie plus affinée, un air de plus parfaite santé, le teint devient meilleur et plus propre, le corps s’assouplit et prend des formes plus sveltes, les amas de graisse si inesthétiques des hanches et de l’abdomen disparaissent bientôt totalement et la respiration plus libre permet une marche plus facile et plus légère.
En tant que méthode de guérison, (chose qu’on a passé en revue en détail dans les numéros précédents), il faut se souvenir que les bienfaits de la cure n’apparaissent pas immédiatement après la reprise alimentaire :
1. La cure déjeune, dans les cas appropriés, appliquée avec mesure et discernement, donne en général les meilleurs résultats et cela souvent, lorsque tous les autres facteurs de guérison avaient été employés en vain.
2. En raison des surprises désagréables qui peuvent survenir en cours de cure chez certaines personnes affaiblies, celle-ci ne doit se faire que sous surveillance médicale. Il faut bien retenir cependant que l’état de sous-alimentation ne constitue pas une contre-indication formelle du jeûne. Les affaiblis supportent en général très facilement une abstinence alimentaire de courte durée.
3. Il est bon de combiner la cure de jeûne avec d’autres moyens thérapeutiques tirés de la physiothérapie (bains d’air, de soleil, hydrothérapie, massages, etc.).




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com