Deux agents du FBI secouent Washington: Prêts à témoigner sur un mensonge nommé 11 septembre





Les défaillances des agences du renseignement US avant le 11 Septembre ont généralement été attribuées à des blocages bureaucratiques - "échec de transmission de données" - amplifiés par les rivalités au sein de ces agences, et entre elles.


Au fil du temps et des révélations, il apparaît que ces "défaillances" auraient été volontairement orchestrées.


Le FBI a empêché deux de ces agents vétérans du contre terrorisme de rendre publiques leurs accusations comme quoi la CIA avait délibérément refusé de révéler des renseignements cruciaux avant les attaques du 11 Septembre 2001.


 


Les agents spéciaux du FBI, Mark Rossini et Douglas Miller ont demandé l'autorisation de participer à un documentaire télévisuel public à venir, prévu pour être diffusé en janvier, sur les rivalités qui existaient entre la CIA et le FBI et l'Agence de Sécurité Nationale avant le 11 Septembre.


Le programme est un sous-produit de "The Shadow Factory: The Ultra-Secret NSA from 9/11 to the Eavesdropping on America, un reportage d'investigation du renommé James Bamford, qui devrait sortir d'ici peu.


Le FBI a refusé d'autoriser Rossini et Miller à participer au livre ou au documentaire de PBS "NOVA" qui est aussi écrit et produit par Bamford, prétextant que le FBI "ne veut pas réveiller de vieux conflits avec la CIA" selon des sources fiables multiples.


Bamford contacté par téléphone a dit qu'il ne pouvait pas faire de commentaire car son éditeur avait prévu le lancement de son nouveau livre aux environs du 10 octobre.


Bamford, qui est l'auteur de deux livres explosifs sur la NSA ( Agence de Sécurité Nationale) a également dit qu'il n'avait pas pour habitude par principe de discuter sur ses négociations pour des interviews avec des agences du renseignement.


Mais Rissini et Miller, qui avaient été assignés au Centre de Contre Terrorisme (CTC) de la CIA pendant la période précédent le 11 Septembre, sont prêts à décrire face à la caméra comment la CIA les a empêchés de partager des informations cruciales avec les quartiers généraux du FBI - et puis plus tard a fait pression sur eux pour ne pas dire la vérité aux enquêteurs.


La première accusation n'est pas totalement nouvelle, ayant été rapportée entre autre, par l'écrivain, Lauwrence Wright, dans son livre de 2006, "The Looming Tower: Al Qaeda and the Road to 9/11".


Mais ce qui est nouveau c'est que Rossini et Miller - qui occupent encore des postes sensibles au sein du FBI, et sont identifiés ici pour la première fois - sont prêts à dire publiquement que, sous la pression de la CIA, ils ont dissimulé toute la vérité à l'Inspecteur Général (IG) du Département de la Justice, qui a étudié la façon dont le FBI a utilisé les renseignements de la période pré 11 Septembre en 2004.


"Il avait fait pression sur les gens pour ne pas dévoiler ce qui s'était réellement passé" selon des sources proches de l'enquête du IG.


On dit qu'en particulier Rossini s'est senti menacé par la CIA d'être poursuivi pour violation de l'Intelligence Identities Protection Act s'il disait aux enquêteurs de l'IG ce qui s'était réellement passé au sein du CTC.


Les officiers de la CIA se trouvaient dans la pièce quand lui et Miller, de même qu'un officier sympathisant de la CIA ont été questionnés.


Les enquêteurs de l'IG leur ont montré des copies de rapports de renseignements du CTC et des e-mails.


Mais les agents du FBI n'ont pas pu brusquement se souvenir des détails de qui avait dit quoi, ou qui a rapporté quoi, à qui, en ce qui concerne la présence de deux agents d'Al-Qaïda aux Etats-Unis avant les attaques du 11 Septembre.


Les enquêteurs du IG se sont montrés suspicieux.


Opération de dissimulation


Effectivement, leur rapport, qui utilisait des pseudonymes pour les agents de la CIA et du FBI qui étaient interviewés --Rosini et Miller étaient appelés «Malcom» et «Dwight», et un analyste de la CIA "Eric" - - faisait allusion à une opération de dissimulation..


"Quand nous avons interviewé tous les individus impliqués dans le CIR (Current Intelligence Report - Rapport Actuel du Renseignement) ils ont affirmé ne se souvenir de rien à ce sujet", disait-il.


L'IG se concentrait sur ce que la CIA avait dissimulé concernant les déplacements des deux agents d'Al-Qaïda, Nawaf al-Hazmi et Khalid al Mihdhar, de Malaisie aux US début 2000.


"Dwight a dit à l'OIG qu'il ne se souvenait pas d'avoir eu connaissance d'une information concernant Mihdhar, qu'il ne se souvenait pas d'avoir rédigé le CIR, ne se souvenait pas s'il avait rédigé le CIR de sa propre initiative ou sur ordre de son superviseur, et ne se souvenait pas de discussions sur les raisons pour retarder l'achèvement et la distribution du CIR. Malcom a dit qu'il ne se souvenait pas d'avoir surveilé tout trafic téléphonique ou toute information concernant Hazmi et Mihdhar. Eric a dit à l'OIG qu'il ne se souvenait pas du CIR".


Par conséquent, Rossini et Miller n'ont pas été appelés à témoigner par la Commission du 11 Septembre pour dire ce qu'ils savaient, bien que certaines sources ont dit qu'ils le feraient bien volontiers.


Mais lui et Miller se sont expliqués lors d'une enquête interne du FBI, qui reste sous le sceau du secret.


Des sources qui ont une connaissance directe de l'enquête interne au FBI disent que les agents ont fourni au bureau des versions inaltérées de leurs expériences au CTC, inclus des ordres qu'ils ont reçu du vice-directeur du centre de l'époque, Tom Wilshire, de dissimuler au FBI des renseignements sur les déplacements des agents d'Al-Qaïda dans le pays.


Quand les agents ont demandé la permission de raconter la même histoire à la télévision, le FBI a d'abord accepté, puis s'est rétracté au dernier moment, selon deux sources impliquées dans les délibérations, avec pour explication qu'ils ne voulaient pas risquer de provoquer la colère de la CIA.


Le porte parole principal du FBI, l'assistant du directeur John Miller, ne s'est pas occupé du problème directement.


Mais il a dit que le FBI n'avait pas donné la permission que l'on nomme les agents dans différents rapports concernant le 11 Septembre pour des raisons sécuritaires et des préoccupations en lien avec la vie privée.


"Ces questions ont été examinées attentivement par plusieurs agences indépendantes et des commissions" a-t-il dit via un e-mail.


"Il a été décidé que les deux employés du FBI ne seraient pas nommés dans ces rapports parce qu'ils continent à occuper des positions sensibles au FBI de même que par souci des problèmes posés par le Private Act concernant l'actuel et l'ancien personnel".


L'agent Douglas Miller a dit qu'il n'avait pas de "réponse rationnelle" pour expliquer le fait que la CIA ait bloqué le partage d'information avec le bureau (FBI) , particulièrement un rapport d'une telle ampleur sur des agents d'Al-Qaïda opérant aux Etats-Unis. Il a spéculé que les officiers de la CIA au CTC étaient embêtés parce qu'ils considéraient qu'ils avaient empiété sur leur territoire.


Un porte-parole de la CIA, Paul Gimigliano, a ridiculisé de telles allégations.


Allégations ?


"J'ai toute raison - toute raison- de croire que c'est totalement incorrect" a t-il dit lors d'une brève interview téléphonique. «Non seulement la Commission du 11/9 s'est penchés sur la question en détail mais l'ancien directeur (de la CIA ndlt) George Tenet a écrit largement sur ce sujet dans son livre».


Mais l'Inspecteur Général du Département de la Justice a contredit les affirmations de Tenet comme quoi la CIA avait partagé ses renseignements sur les agents d'Al-Qaïda avec le FBI en temps voulu.


"Nous avons étudié le fait que cette information avait été transmise par la CIA au FBI et sur la base de preuves, nous avons conclu que tandis que la CIA a passé au FBI certaines informations concernant Mihdhar, elle n'a pas en même temps transmis l'information concernant le visa aux USA de Mihdhar au FBI" selon ce qui est écrit dans le rapport de l'IG.


"Nous avons conclu que cela n'a pas été révélé au FBI avant fin août 2001 juste avant les attaques terroristes du 11 Septembre".


Une autre source du renseignement a dit que la CIA craignait que si les quartiers généraux du FBI apprenaient l'arrivée des suspects aux USA, ils essaieraient de les arrêter - et flanquerait en l'air une opération sensible de la CIA pour pénétrer Al-Qaïda.


Mihdhar et Hazmi complotaient une attaque en dehors des Etats Unis selon ce que croyait la CIA, et voulait que le FBI ne s'en mêle pas.


"Ils ont dit que cela n'avait rien à voir avec le FBI, que la prochaine attaque serait en Asie du Sud," a dit une source ayant connaissance des détails. Ils ont dit "ce n'est pas votre affaire".


Rossini et d'autres agents du FBI étaient furieux selon une source fiable. Le FBI est responsable des enquêtes concernant les complots intérieurs.


"ils sont ici" a protesté Rossini auprès de ses patrons du CTC. "Cela concerne le FBI".


Le rapport de l'IG a critiqué Douglas Miller ( "Dwight") pour avoir tenu compte des objections de la CIA et ne pas avoir envoyé son rapport crucial sur Mihdhar aux quartiers généraux du FBI.


Mais Miller, qui à l'époque occupait un rang relativement bas de GS-12, a dit aux enquêteurs que cela était impensable pour lui de violer les ordres de ses supérieurs du CTC. Il aurait été renvoyé, "renvoyer à la maison" leur a-t-il dit.


Miller serait heureux d'accorder aux responsables de la CIA le bénéfice du doute dans une interview télévisée, a-t-il dit à des amis, concédant qu'ils avaient peut-être de bonnes raisons dont il n'avait pas connaissance.


Il a décrit le CTC comme un endroit rempli de professionnels dévoués qui étaient "des travailleurs professionnels de l'Amérique avec de bas salaires, payés sur une base horaire" tout le temps sous pression se consacrant à essayer de détecter des complots terroristes.


Mais sauf si le FBI revient sur sa décision, il devra garder cette histoire pour lui-même.

D’après www.cqpolitics.com


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com