C.A. – H. Al Houdoud (1-1) : Le chaud et le froid !





Tout le monde en était conscient, les Clubistes étaient dans l’obligation de battre Haras


Al Houdoud afin de préserver leur leadership du groupe et aborder l’ultime rencontre à Sfax  nantis de deux chances sur trois d’aller en finale de la Coupe de la CAF.


 


C’est dire que la pression était grande, très grande dans le camp rouge et blanc à l’entame de la confrontation face à la formation égyptienne, laquelle était pour sa part acculée à assurer les trois points de la victoire pour ne pas disparaître de la circulation.


L’antagonisme était ainsi à son paroxysme à l’entame des débats débutés prudemment dans les deux camps, dans la mesure où les deux équipes ont cherché plutôt à s’assurer une mainmise sur l’entrejeu. Ce qui explique qu’on n’a enregistré que quelques essais timides au cours des trente minutes initiales, à l’exception de la belle opportunité qui s’est présentée à Khaled Melliti dont le tir du pied gauche est passé juste à côté du montant  gauche  de la  cage gardée par le Botwanais Mauramo Moderwi.


Mais poussés par leur merveilleux public, les Clubistes paraissaient pourtant plus décidés que leurs adversaires. Ils ont manqué cependant d’inspiration, butant face à l’organisation défensive des Egyptiens lesquels ont évolué en 4-4-2 très souple, se muant en phase offensive tantôt en 4-3-3 ou en 3-4-3, d’autant que leurs deux excentrés n’ont pas chômé venant souvent créer le surnombre, essentiellement Wiliam Mensah lequel aurait pu faire basculer le match n’eut été la présence de l’excellent Bilel El Ifa.


Sur le flanc opposé le duel engagé par Khaled Souissi et Mohamed Mekki était également intéressant à suivre, avec cependant un avantage certain au Tunisien auteur d’une belle prestation.


Il fallait dès lors attendre un coup de génie de la part des joueurs tunisiens ou qu’un contre égyptien aboutisse pour débloquer la situation. L’éclair est venu de Youssef Mouihbi, victime d’un peu plus tard d’une grave blessure qui l’éloignera pour une période de huit mois pour le moins. Le playmarker clubiste réussisant effectivment un coup de rein qui a obligé son ange-garden à commettre la faute dans la zone d’exécuter la sentence et donner aux siens un avantage somme toute mérité.


Ce fut d’ailleurs le tournant du match, dans ce sens que la formation adverse, n’ayant plus rien à perdre, est sortie carrément de ses zones. Une réaction toutefois timide et sans conviction.


Ahmed Abdelghani et ses partenaires ne sont vraiment devenus dangereux qu’à la reprise, s’imposant essentiellement à l’entrejeu en gagnant pratiquement tous les  duels.


La sortie forcée de Youssef Mouihbi et les remplacements de Khaled Melliti puis Helmi Hmem n’ont fait qu’asseoir  encore la mainmise des Egyptiens sur ce compartiment profitant de surcroît du déséquilibre devenu flagrant entre les lignes des Clubistes. L’égalisation était dès lors logique et méritée,  bien que le virevoltant Ahmed Abdelghani ait profité de l’incrédibilité d’une paire axiale complètement désaxée !


En conclusion, disons que les Clubistes ont perdu deux précieux points et n’ont plus désormais qu’à aller forcer la décision à Sfax dans deux semaines.


 


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com