Marathonien, M. le ministre !





Pour réussir sa tâche à la tête d’une institution sportive ou d’un ministère du Sport, il vaut mieux être soi-même sportif ou, du moins, proche des sportifs. M. Samir Laâbidi n’est peut-être pas un champion en la matière, mais on a tout de même affaire à un... marathonien.


Ayant connu l’homme alors qu’il n’était qu’un jeune étudiant olympique et leader d’un groupe, on n’a pas eu vent de ses exploits sportifs. Une fois aux commandes d’un ministère où les événements se succèdent à un rythme très rapide, M. Laâbidi a fait montre, jusqu’à présent, de belles dispositions de marathonien. Depuis sa nomination, il n’a pas cessé d’effectuer des visites de terrain là où il peut constater les faits de visu, sans maquillage ni leurres. Il s’agit d’une pratique gênante pour quelques-uns, habitués au laisser-aller et à une autonomie qui leur évite le contrôle et les mauvaises habitudes. A présent, on sait que le ministre peut débarquer à n’importe quel moment et qu’il faut s’y préparer. C’est toujours ça de gagné, au moins en attendant des réformes majeures. L’activité du premier responsable du secteur est déjà une garantie pour aller de l’avant, mais comme une hirondelle ne fait pas le printemps à elle seule, nous craignons une éventuelle désillusion lorsque l’effort est coupé et lorsqu’on s’essouffle et qu’on cède au découragement. Ça a été le cas dans plusieurs autres secteurs et M. le ministre est averti car la gestion du sport, à un moment où on accorde la priorité à la performance, n’est guère un exercice aisé. M. le marathonien en est sûrement convaincu et il aura besoin de la tête et des jambes pour imposer ses idées et réussir sa mission.


 


K.Z.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com