Images inexportables





Il ne fait aucun doute que le secteur audiovisuel est en train de créer un marché d’une envergure jamais connue à ce jour. Car un nouveau facteur a apporté une autre dimension à ce que nous connaissons déjà (d’innombrables productions sur d’innombrables supports qui touchent un nombre toujours plus élevé de consommateurs). Ce nouveau facteur, c’est l’entrée progressive des technologies vidéo via Internet à haut débit dans les habitudes des pays occidentaux et de certains pays asiatiques d’avant-garde. Ce qui facilitera le transfert des œuvres audiovisuelles d’un pays à l’autre, les rendant ainsi plus «populaires» et donnant, en même temps, un grand coup de fouet à ce secteur au niveau mondial. Pour récapituler simplement, disons que la demande de produits audiovisuels ira en augmentant. C’est la bonne nouvelle ! Quant à la mauvaise nouvelle (du moins pour nous), il ne faut pas oublier que l’offre pour les produits audiovisuels ira également en augmentant... et à un rythme probablement plus élevé que celui de l’offre, parce qu’aucun producteur au monde ne laisserait cette manne lui filer entre les yeux. Pourtant, c’est ce qui semble malheureusement se passer sur notre télévision car l’extrême médiocrité de la majorité des productions diffusées durant la première moitié de ce Ramadan n’est pas vraiment faite pour attirer l’attention des importateurs. Et pour que nos images deviennent exportables, nous devons vraiment réfléchir sur ce que proposent les autres et oser des comparaisons sincères. Manoubi AKROUT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com