Energie: Du biogaz à partir des déchets des fermes





Un procédé d’une technologie innovante a été présenté jeudi dernier par un jeune ingénieur dans le cadre des manifestations organisées en marge du Salon International de l’investissement Agricole et de la Technologie (SIAT). L’idée du projet consiste à produire du biogaz à partir des déchets organiques agricoles et animaux.


 


Tunis - Le Quotidien


L’idée du projet a été présentée lors de la séance de démonstration des nouveautés technologiques qui s’est tenue en marge de la huitième édition du Salon International de l’investissement Agricole et de la Technologie qui a eu lieu du 9 au 11octobre courant.


Originaire d’une des plus importantes régions agricoles de la Tunisie, en l’occurrence Béja, le jeune Younes Blagui s’est intéressé depuis longtemps aux solutions technologiques développées dans le monde et qui permettent de valoriser les matières organiques pour en extraire de l’énergie.


Lors de son séjour en France, Younes s’est notamment intéressé aux techniques de production de biogaz en milieu rural. Ainsi, au terme de ses études, il s’est consacré à la conception et au développement du prototype de son projet qui consiste à fermenter les déchets organiques agricoles et animaux. Cette technologie, qui peut être utilisée dans les élevages, les haras, les abattoirs ainsi que dans les habitations rurales, permet l’extraire du biogaz d’une grande valeur énergétique.


L’adoption du procédé de traitement des déchets pâteux et liquides par les grandes exploitations agricoles peut, par ailleurs, leur permettre de produire une partie de leurs besoins énergétiques. En plus de l’autoproduction de l’électricité, le biogaz peut aussi servir à la stérilisation du lait, ce qui réduit considérablement le recours à la réfrigération et au chauffage avec l’énergie fossile. A la fin du cycle de fermentation des déchets, la technique permet également d’obtenir un compost de haute valeur agronomique.


Demeurant jusqu’ici un prototype artisanal, le projet ne doit pas tarder à être industrialisé. En fait, il existe déjà des contacts avec un partenaire potentiel. Selon Younes, un industriel européen a manifesté son intérêt pour faire une éventuelle sous-traitance du projet dans les marchés maghrébins et européens.


 

H. GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com