Des ONG s’inquiètent: Les pays pauvres relégués au second plan par la crise des pays riches





Le Quotidien-Agences  


Des ONG se sont dites insatisfaites dimanche du résultat des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui ont relégué les difficultés des pays pauvres au second plan à cause de la crise financière des pays riches.


Dans un communiqué, l'organisation non gouvernementale (ONG) Oxfam affirme que "les réunions de ce week-end ont offert un nombre de solutions scandaleusement faible pour les pays les plus pauvres. Les dirigeants mondiaux reconnaissent qu'il y a une crise mondiale de la pauvreté, mais l'ont ignorée".


"Les problèmes des pays pauvres ont été relégués au second plan", poursuit Oxfam, ajoutant que "la façon dont les pays pauvres vont être aidés à surmonter la crise du crédit n'est toujours pas connue".


"Alors que le monde développé a dégagé plus de 1.000 milliards de dollars en quelques semaines pour empêcher ses banques de faire faillite, il ne parvient pas à trouver 1% de cette somme pour aider les pays les plus pauvres à surmonter la crise alimentaire", a ajouté Oxfam.


L'ONG a également critiqué la réforme en cours de la Banque mondiale: "Les pays pauvres on besoin d'un poids égal à celui des pays riches" au sein de l'institution, dont la mission est d'aider au développement.


"Sur 24 sièges au conseil d'administration, l'Afrique n'en possède que deux et ne va en obtenir qu'un de plus. Ce n'est pas la réforme audacieuse dont l'institution a besoin", conclut Oxfam.


L'organisation One a pour sa part souligné dans un autre communiqué que "pendant que l'on alimente les banques du monde" en capitaux, "on ne devrait pas oublier de nourrir aussi ceux qui ont faim dans le monde".


Les progrès des dernières années dans le domaine de la mortalité infantile, de la lutte contre le sida, du paludisme et de la scolarisation des enfants sont maintenant "en danger", estime One.

"La crise financière devrait toucher l'Afrique à travers une moindre demande à l'exportation, moins d'envois de fonds en provenance des proches à l'étranger (...) et un accès réduit au crédit. N'ajoutons pas à cette liste la remise en cause des promesses d'aides au développement", a conclu l'ONG.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com