Fahid Ben Khalfallah: «Ce ne sera pas un match très… amical!»
* Comment ça se passe au sein de l’Equipe de Tunisie depuis votre arrivée?
Franchement, je me sens très bien dans ce groupe. Avant de venir, je me suis posé beaucoup de questions, mais à présent je trouve que tout le monde a fait de son mieux pour me réserver un bon accueil et m’assurer une intégration rapide, ce qui a été fait dans les meilleures conditions. En plus, l’ambiance est bonne et je commence à connaître l’effectif et les staffs de l’équipe. Sur ce plan là, je peux vous assurer que je suis très content.
* Vous avez changé de club à l’intersaison pour pouvoir jouer en Ligue 1 française. Etes-vous satisfait de ce transfert et quel est votre statut à Caen?
J’ai atteint un certain niveau technique qui me permet d’évoluer en Ligue 1 et c’est pour cela que j’ai quitté Angers. Je n’ai pas mis beaucoup de temps pour m’adapter et surtout m’imposer et je suis actuellement titulaire à part entière. J’ai disputé tous les matches depuis le début de la saison et j’ai marqué deux buts. Ça s’annonce bien et je suis persuadé que mon rendement va s’améliorer encore d’un match à l’autre.
A un certain moment, vous avez hésité entre les maillots tunisien et français pour
* finalement choisir celui des Aigles de Carthage. Pensez-vous avoir fait le bon choix?
Après avoir passé une excellente saison à Angers, on m’a sollicité pour porter le maillot de l’E.N. Espoirs de la France. Depuis, j’ai ambitionné d’être un jour avec les Tricolores, étant également français et habitué à jouer avec les jeunes internationaux. Lorsque la convocation de Lemerre m’est parvenue, j’ai commencé à changer d’avis en me disant qu’une aventure avec la Tunisie, mon pays d’origine, est fort intéressante d’autant plus que cette équipe est l’une des meilleures en Afrique. Sur le coup, j’ai décliné la proposition d’aller à la CAN 2008 car je n’étais pas préparé pour un tel événement et j’avais des problèmes à régler avec Angers pour pouvoir aller dans un autre club. Après avoir réglé ma situation, je n’avais plus de raison pour refuser de rejoindre la Tunisie et j’ai répondu présent à ma première convocation.
* Pour vous, le match France-Tunisie tombe à pic. Comment allez-vous l’aborder sachant que vous aurez pu être dans le camp d’en face?
Comme je l’ai dit, je me sens aussi bien Tunisien que Français et j’éprouve un sentiment un peu particulier avant ce match. Il y aura un défi, c’est sûr, et je tiens à ne pas être chambré par mes coéquipiers. En plus, un bon résultat à Paris redonnera plus de crédibilité au football tunisien et c’est cela qui nous motive en particulier.
* Comment se présente ce match sur le plan technique?
Les Français avaient la tête ailleurs avant leur dernier match en Roumanie qui a dégagé finalement un statu quo et le sort de Domenech va peut-être dépendre de la prestation de son équipe devant la Tunisie. Nos adversaires seront très motivés pour gagner, rassurer leurs supporters et sauver la tête de leur coach. C’est dire que le match sera difficile et pas tout à fait… amical !
* Quelle idée porte-t-on sur le football tunisien en France ?
On dit souvent que le football maghrébin ressemble à celui de la France. Il s’agit d’un football technique où la tactique l’emporte sur la force physique. En général, on respecte le football tunisien et les équipes des ligues 1 et 2 s’intéressent de lus en plus aux jeunes talents tunisiens.
Franchement, pensez-vous que la Tunisie est capable de se qualifier au Mondial 2010?
A mon avis, c’est même une obligation pour une équipe qui s’est habituée aux grands rendez-vous. Il n’y a aucune raison d’échouer et je suis très optimiste à ce propos. Ne pas aller au Mondial serait à mon avis une grosse déception.
Kamel ZAIEM

