Un contrat pour la Recherche

Une phrase a singulièrement sonné à nos oreilles au moment où nous prenions connaissance des dernières décisions pour la dynamisation du système national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. La voici : « Associer les entreprises et les structures économiques concernées à la réalisation des grands programmes de recherche».

«Bingo !», allions-nous dire, car c’est là l’un des points d’inflexion les plus importants dans l’effort national de promotion de la Recherche&Développement. En un mot, il nous semble radicalement évident que ce domaine restera sévèrement handicapé tant qu’il est uniquement soutenu par les pouvoirs publics. Il lui manquera toujours le soutien réel des entreprises du secteur privé !

Où que votre regard se tourne dans le monde entier (enfin, le monde développé et franchement émergent), vous ne manquerez pas de constater que le domaine de la Recherche&Développement fonctionne sous diverses formes de partenariat. En vérité, tous ces pays (en pleine réussite) ont compris depuis longtemps que la créativité fondamentale est, en très large partie, totalement tributaire de ce qu’ils pourraient mettre sur la table, en fonds financiers et en ressources de toutes sortes. Car cela coûte cher que d’entretenir des centaines, voire des milliers de chercheurs avec ce que cela implique d’équipements, de temps de maturation, d’essais, d’échecs…

Certes, la Tunisie est parmi les plus convaincus de l’ardente nécessité de la Recherche&Développement. Tout ce qu’elle a fait dans ce sens pour l’Université et les universitaires, pour les laboratoires, pour les missions des personnels à l’étranger … jusqu’à cet excellent 1% du PIB consacré à la chose, jusqu’au dernier Conseil ministériel où l’inspiration du Président Ben Ali a tracé une douzaine de directions pour le déploiement du talent national pour une stratégie qui s’est choisi les «créneaux» de l’énergie, des ressources hydriques, des biotechnologies végétales et des sciences humaines et sociales.

C’est ambitieux et cela nous mènera encore plus loin dans ce chemin capital de la Recherche&Développement ; condition essentielle de vraie compétitivité. Mais tout cela aura une tout autre signification et une tout autre ampleur si l’Etat pouvait vraiment compter sur le secteur privé, en définitive, l’un des principaux bénéficiaires de la dynamisation et de la réussite de la Recherche&Développement.

 

Manoubi AKROUT

manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com