Selon une étude de Maxula Bourse: L’effet de la crise financière sera minime en Tunisie





La crise financière actuelle pourrait avoir des conséquences négatives sur la Tunisie, mais ses effets resteront minimes selon les analystes de Maxula Bourse.


 


Tunis – Le Quotidien


Une équipe d’experts et analystes de l’intermédiaire en bourse Maxula a réalisé, récemment, une étude sur l’actuelle crise financière internationale et son impact sur la Tunisie. L’étude précise que l’instabilité que connaît le marché boursier international a déjà commencé à produire quelques impacts négatifs sur la Tunisie, notamment à travers une hausse de la prime de risque attachée à la dette tunisienne.


Selon cette même étude, le marché financier pourrait voir grandir la réticence des investisseurs pour tout actif lié au crédit, et même l’appétit des investisseurs pour la Tunisie pourrait diminuer au cours des prochaines années à cause de cette conjoncture.


Cependant, les analystes de Maxula Bourse pensent que les effets que pourrait avoir la crise financière sur la Tunisie demeurent minimes et restent tributaires de plusieurs facteurs, en particulier son impact sur la croissance économique dans le monde et surtout en Europe, premier partenaire du pays.


La demande adressée à la Tunisie en termes de commerce extérieur devrait sans doute s’en ressentir d’autant que 90% des exportations tunisiennes son réalisées sur quatre marchés européens.


Ces analystes affirment, dans ce même contexte, que la Tunisie pourrait être dans une certaine mesure à l’abri des aléas économiques extérieurs et ce grâce à la fois aux mesures prises par l’Etat ainsi que la structure même de l’économie tunisienne. Et d’ajouter que la volonté des autorités à adapter en permanence le secteur financier tunisien aux mutations, qui vit le paysage économique mondial, ainsi que les différentes directives prises dans ce même contexte favorisent la protection de la place économique tunisienne contre cette crise financière.


Pour ce qui est du développement, l’étude souligne que les différents plans de développement de la Tunisie ont été jusque là financés par les ressources financières propres du pays, écartant les financements extérieurs qui auraient été compromis par les problèmes financiers actuels. Les analystes de Maxula notent, même, que les entreprises tunisiennes peuvent être optimistes pour l’avenir, compte tenu du classement économiques de la Tunisie par les différents organismes de notation internationaux, notamment le Forum Mondial de Davos…


Quelles solutions ?


Concernant le marché boursier, Maxula pense que la Bourse de Tunis reste à l’abri de la crise financière mondiale, même si le Tunindex a été contaminé ces derniers jours enregistrant une chute de 4,33%, notant que sur le moyen terme l’indice est chapeauté par une solide zone résistance qui s’oppose à un mouvement de reprise durable.


Les analystes de Maxula présentent certaines recommandations, dans leur étude, afin de préserver davantage le système financier tunisien. Ils incitent, ainsi, largement les banques à développer une culture d’épargne avant les crédits pour initier les Tunisiens aux concepts de l’épargne, notant qu’un des enjeux de la microfinance est de passer d’une approche centrée sur les crédits à une approche qui reconnaît l’importance de l’épargne et qui développe des produits d’épargne volontaire.


Ils recommandent, également, la constitution d’une caisse de dépôts et de placement en Tunisie, précisant que cette entité parapublique a fait ses preuves dans des pays occidentaux notamment le Canada. Cette caisse aura à jouer un rôle de contre-poids aux possibles entrées et sorties des fonds étrangers sur le marché tunisien ainsi qu’une application plus efficace des orientations stratégiques du gouvernement en matière d’investissement.


 

Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com