Les dirigeants iraniens se délectent : La crise financière annonce la fin du modèle américain





Fin du capitalisme, échec de la démocratie libérale, punition divine même... Pour les dirigeants iraniens, la crise financière mondiale célèbre avant tout la supériorité du modèle de la République islamique.


 


Le Quotidien-Agences


Pour le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, cette crise est à ranger dans l'Histoire sur le même plan que la fin de l'URSS: "l'école du marxisme s'est effondrée et le son des craquements de la démocratie libérale occidentale se fait maintenant entendre", disait-il hier.


"C'est la fin du capitalisme", estimait pour sa part le président Mahmoud Ahmadinejade.


Le président iranien s'est trouvé conforté dans son analyse par le fait que la Bourse de Téhéran est restée insensible aux coups de boutoir infligés à ses consœurs du Golfe.


Plusieurs journaux iraniens, réformateurs comme conservateurs, ont fait porter la responsabilité de la crise aux excès du libéralisme.


Mais certains responsables en ont tiré des enseignements moins orthodoxes.


Le chef du Conseil des gardiens de la constitution, un organe dominé par les conservateurs, a évoqué ainsi une "punition divine".


"Ces gens reçoivent le fruit de leurs mauvaises actions", a dit l'ayatollah Ahmad Janati dans son prêche de la prière du vendredi, en s'affirmant "content que ce problème touche maintenant l'Europe".


Deux jours avant, le président iranien avait donné le ton en expliquant que "la raison de leur défaite est qu'ils ont oublié Dieu et la piété". La débâcle financière serait ainsi un signe divin que "les tyrans et les corrompus seront remplacés par les gens pieux et croyants".


Pour le guide suprême, la crise reflète plus particulièrement la supériorité du modèle politique iranien, qui mêle des éléments de démocratie à ceux d'une théocratie.


Il a célébré lundi la "victoire de la révolution islamique" face aux écoles de pensée marxiste et libérale, dont la première "a disparu", et la deuxième "est sur le déclin", selon lui.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com