Après la «green card» américaine: Vers une «carte bleue» européenne





Le Quotidien - Agences


Les pays européens ont donné hier leur "accord de principe" au projet de "carte bleue", censée rivaliser avec la "green card" (carte verte) américaine pour attirer les diplômés étrangers et la main-d'oeuvre qualifiée, a-t-on appris de source européenne.


La République Tchèque et la Bulgarie ont annoncé la levée de leurs réserves au cours d'une réunion des ambassadeurs des pays de l'UE à Bruxelles, permettant l'adoption définitive du projet fin novembre par les ministres européens en charge des questions d'immigration, a-t-on précisé de même source. La "carte bleue" entrera en vigueur 30 mois après son adoption définitive, précise l'accord.


Cette condition a été imposée par la République Tchèque car ses ressortissants, comme ceux des autres pays de l'Est qui viennent d'adhérer à l'UE, n'ont pas encore libre accès au marché du travail de tous leurs partenaires. Ces dernières entraves doivent être levées en 2011.


La "carte bleue" vise à réguler l'immigration à des fins professionnelles et à répondre aux besoins de main-d'oeuvre qualifiée de l'UE.


Elle vient compléter le dispositif mis en place avec le Pacte pour l'immigration et l'asile, entériné par les dirigeants européens lors de leur sommet la semaine dernière.


La "carte bleue" s'adresse à des diplômés étrangers et leur permet de postuler à des emplois hautement qualifiés dans les Etats membres.


Ces emplois se définissent par leur niveau de rémunération : le salaire offert à l'impétrant doit être 1,5 fois supérieur au niveau moyen des salaires


dans l'Etat membre. Plusieurs pays ont toutefois obtenu la possibilité de réduire ce niveau à 1,2 fois.


La "carte bleue" permettra à son titulaire et aux membres de sa famille d'entrer, de séjourner et d'accéder au marché du travail dans l'Etat membre demandeur pour un secteur concerné. Mais elle ne sera pas une autorisation permanente, ni un titre de travail valable pour l'ensemble de l'UE.

"La Carte bleue n'est pas la Green card" américaine, avait reconnu le ministre français de l'Immigration Brice Hortefeux, qui souhaitait engranger cet accord avant décembre, terme de la présidence française de l'UE.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com