La L1 comme elle va: Abboud, à bout, ira-t-il jusqu’au… bout ?!





La 5e ronde de la L1 n’a pas été avare en émotions et en renversements. Un score fleuve à El Menzah, un retournement de situation à Sfax et un penalty raté à Béja pendant le temps additionnel. Et c’est bien EGSG qui a été le malheureux héros de la journée.


 


Les Gafsiens, écrasés à domicile par l’Etoile et déchirés par une crise interne qui n’en finit pas, ont été terrassés cette fois-ci par l’Espérance à El Menzah; Il est vrai que les Sang et Or ont sorti un match exceptionnel, mais en face, il n’y avait pratiquement pas d’adversaire. L’hémorragie continue ainsi au sein d’un club miné par la présence de plusieurs clans. Le premier à avoir payé les pots cassés fut le coach algérien Kharouf. Or, il s’avère que le mal est ailleurs et que le changement d’entraîneur n’est que de la poudre aux yeux. Le carton pris contre l’EST est venu le confirmer et les responsables d’El Gawafel ne peuvent plus continuer leur fuite vers l’avant. Ceux qui se sentent incapables de tenir les rênes et sauver la barque qui a pris de l’eau de partout doivent céder la place à d’autres ou, au moins, tendre la main à ceux qui en sont capables. M. Abboud doit en être inconscient car il risque d’être totalement dépassé par les événements.


Honteux, ce match à quasi-huis clos !


Ils étaient trois à quatre cents spectateurs dans un stade de Radès qui peut en accueillir soixante mille. Pourtant, l’affiche est assez intéressante avec un CSHL-ST, très équilibré et indécis.


Les Banlieusards du Sud ont été obligés de migrer vers Radès pour cause de travaux au stade municipal de Hammam-Lif. Pourtant, le chantier ne touche qu’une partie des gardiens et l’équipe aurait pu y accueillir ses adversaires en utilisant les autres gradins valables. Or, on décide de fermer le stade, de priver l’équipe de son fief d’entraînement et d’imposer un déplacement de plus aux supporters. Le résultat est là avec un… huis clos non annoncé et c’est honteux de voir un match de Ligue 1 se jouer dans de telles conditions.


Les décideurs semblent indifférents à cette désolante réalité et c’est le CSHL en premier qui paie doublement la facture: pas de recettes ni même de bons résultats !


L’alibi Mouihbi ne tient plus


En l’espace de trois matches, face à l’ASK, en championnat, au CSS en Coupe de la CAF et l’ESHS mercredi dernier, les Clubistes ont laissé montrer des limites criardes. Les résultats ont été en dents de scie avec une victoire très heureuse à El Menzah face aux Kasserinois, une défaite à Sfax et un nul peu convaincant à Hammam-Sousse. A chaque fois, les Clubistes ont calé quelque part et le coach et les supporters ne peuvent pas évoquer sans cesse l’absence de Mouihbi pour justifier la baisse de régime de leur équipe.


Il s’agit du champion sortant et d’un favori en force pour le titre de cette saison, et il demeure inadmissible de prétendre que l’absence de Mouihbi y est pour beaucoup dans ce coup d’arrêt. Certes, cet attaquant a souvent fourni des solutions inespérées lorsque l’équipe se trouve en difficulté, mais il ne peut être l’éternel sauveur d’un ensemble qui doit réunir beaucoup de joueurs de talent. Le staff technique, à son tour, se doit de trouver les solutions de rechange à cette situation. Après tout, le forfait de Mouihbi va durer pendant de longs mois et le CA n’a pas le droit de continuer à en souffrir de telle manière.


 

Kamel ZAÏEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com