Washington-Bagdad: Les clauses secrètes de l’accord de sécurité





Le Quotidien — Agences
Alors que les protestations prennent, chaque jour, davantage d'ampleur, en Irak, contre l'accord de sécurité avec les Etats-Unis, et tandis que le gouvernement irakien attend des propositions des ministres pour les modifications à y introduire, quelques médias ont commencé à révéler les clauses dangereuses et secrètes de cet accord. Entre autres, la revue «Okaz», publiée, en Arabie Saoudite, a écrit, récemment, que le gouvernement américain cherchait à mettre, complètement, sous sa coupe les deux ministères importants de l'Intérieur et de la Défense, sous prétexte de la formation et de l'entraînement de leur personnel. L'autorisation donnée aux forces américaines de construire des camps, des bases militaires, aussi bien que des prisons, sur le sol irakien, est une des autres clauses qu'on constate dans le texte original, mais qui a été gardée, jusqu'à présent, sous silence.
D'ailleurs, il était, dès le début, clair que les autorités américaines voulaient établir une mainmise et une domination totale sur tous les organes, les avoirs et le pétrole de l'Irak. Un simple regard sur les clauses de cet accord en dit long. Une des clauses secrètes de l'accord de sécurité Washington-Bagdad indique que le gouvernement irakien n'a pas le droit de limiter les agissements et les dispositifs des troupes américaines.
Cela signifie que c'est Washington, lui-même, qui décide et détermine le champ d'action de ses effectifs. N'est-ce pas une violation de la souveraineté nationale irakienne ?
D'après le texte original de l'accord de sécurité à long terme, les forces américaines supervisent tous les accords et traités régionaux et internationaux de l'Irak, au point qu'elles sont autorisées à interpeller tous ceux qu'elles soupçonnent de menacer leur sécurité, sans, bien sûr, demander l'aval du gouvernement de Bagdad.
Cette clause met en cause l'indépendance et les prérogatives du pouvoir judiciaire irakien. Parmi les autres clauses secrètes, on peut évoquer celle qui exige une durée indéterminée pour la présence des troupes américaines en Irak. Les Américains ont, en effet, subordonné leur retrait d'Irak à la formation complète et à la disponibilité de l'armée irakienne, à la répression des terroristes, à la réalisation de la réconciliation nationale, ainsi qu'au consensus politique. Cette clause permet, donc, aux Américains de poursuivre et de prolonger leur présence militaire, sur le sol irakien, sous prétexte de la non-réalisation de l'une des conditions précitées. Plus le temps passe, plus les clauses secrètes et dangereuses de l'accord de sécurité Washington-Bagdad sont mises au jour. Pas une des clauses de cet accord n'est en faveur de l'Irak. Quoi qu'il en soit, l'Irak est unanime à protester contre cet accord humiliant.
Le gouvernement, aussi bien que le parlement irakien, qui ont bien compris les dangers de signer l'accord de sécurité pour l'indépendance, la souveraineté et les intérêts nationaux du pays, continuent d'insister sur la nécessité de changements et de modifications dans ces clauses.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com