Championnat arabe des nations : Un tour de chauffe… avant l’essentiel





Après trois journées, le Cinq national a confirmé son statut de favori en puissance, pas seulement de son groupe, mais du tournoi dans sa globalité. Dans l’autre groupe, c’est la Jordanie, comme prévu, qui a le plus impressionné.
Les nôtres n’ont pas trop atermoyé pour mettre tout le monde d’accord sur leurs reluisantes prédispositions. D’aucuns se demandent, en fait, si les nôtres sont trop forts, ou nos adversaires, du moins ceux rencontrés jusqu’ici, trop faibles. C’est que les écarts enregistrés face à l’Irak, à l’Arabie Saoudite et à la Libye, de l’ordre d’environ 40, 30 et… 50 points respectivement, légitiment parfaitement pareille interrogation. Et même l’Algérie, pressentie comme étant le deuxième favori du groupe après la Tunisie, a grandement déçu, notamment face aux Saoudiens qui l’ont battue lors de la première journée. Pour revenir au Cinq national qui a bénéficié d’une excellente préparation, soit dit en passant, le coach national a pu, vu la faible opposition, procéder à un turn over très profitable, de nature à laisser tout le groupe sous pression, avec, en sus, préservation de la fraîcheur physique de tous les joueurs. Les protégés de Adel Tlatli n’ont, pour ainsi dire, fait face à une réplique digne de ce nom, que lors du premier quart-temps contre les Saoudiens, perdu (16-17). Sinon, pour les 11 autres QT disputés pour le compte des 3 rencontres, les nôtres se sont contentés de dérouler, de se faire plaisir, joignant pour ainsi dire l’utile à l’agréable.

Un «12», riche et complémentaire
Ceci dit, le coach national n’a pas pour autant négligé l’approche méthodique et rationnelle. En effet, et en dépit de l’indigente opposition sus-mentionnée, Tlatli a, toujours, aligné un cinq de base, composé de Kechrid, Rezig, Dhifallah, Hadidane (quel talent, le Potier!) et Braâ. Et selon l’évolution des péripéties d’un match, il effectue les remaniements qui s’imposent. Et à ce niveau, nous avons pu apprécier la richesse de l’effectif à la lumière de l’apport inestimable de Lahmar et de Laghnej à l’organisation, de l’adresse inouïe de Knioua et Maoua, de l'efficacité tout en sobriété de Manaï et des excellentes solutions offertes par Ghayaza et Ezzehi a niveau du jeu intérieur.
Dans l’autre poule, la Jordanie, tenante du titre, est en train de trôner, alors que l’Egypte, l’autre favori, n’est entrée en scène qu’avant-hier. Les Pharaons se sont certes imposés face aux Syriens mais ont manqué de panache. Une donnée tout à fait secondaire, les riverains du Nil privilégiant toujours le résultat, aux dépens de la manière.
Demain jeudi, les nôtres disputeront leur dernier match du premier tour face aux Algériens avec, bien entendu, l’ambition de le clore, invaincus, en attendant les choses sérieuses qui débuteront à l’entame de la seconde phase.


Wahid SMAOUI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com