J.C.C. 2008 : Les films en compétition

CAP-VERT, MON AMOUR (Cap-Vert, 2008)
A 11h00 au Mondial
Couleur – 76’
Réalisation : Ana Ramos Lisboa
A Praïa, capitale du Cap-Vert. Laura, Flavia et Bela sont amies depuis l’enfance. Chacune mène sa vie et elles se retrouvent de temps en temps pour danser, dîner et s’amuser… Mais un jour, «les rivières tranquilles que sont leurs vies sortent de leurs lits, s’emballent et deviennent torrents furieux» : Ricardo, le mari de Flavia, viole son élève Indira, la fille aînée de Laura, âgée de 13 ans…

LA MAISON JAUNE (Algérie, 2007)
A 21h00 au Rio
Couleur – 84’
Réalisation : Amor Hakkar
Alya, une jeune fille de douze ans, bêche un lopin de terre aride. Une voiture de gendarmerie s’approche. On lui annonce la mort accidentelle de son frère aîné, qui effectuait son service militaire dans la gendarmerie. Le père, Mouloud, paysan modeste des Aurès, brave tous les interdits pour récupérer sans attendre le corps de son fils. Fatima, la mère, est plongée dans une immense tristesse. Le paysan obstiné sait que renoncer, dans les Aurès, c’est mourir un peu. Ce père, très affecté et aidé de sa fille Alya, parviendra t-il à redonner le sourire à sa femme et aux siens?

EIN SHAMS (Egypte, 2008)
A 15h00 au Mondial
Couleur – 90’
Réalisation : Ibrahim El Batout 
Quartier défavorisé, presque à l’abandon, Ein Shams fut pourtant, il y a fort longtemps, une des capitales de l’Egypte pharaonique et un endroit sacré marqué par la visite de Jésus et de la Vierge Marie. Shams est une fillette de onze ans vivant dans ce quartier. A travers son regard, le film capture la tristesse et la magie de la vie quotidienne, une mosaïque d’images et de sons, imbrique récits et personnages divers, multimillionnaire ou chômeur… Réalisme social, désespoir et poésie, qui dessinent un portrait complexe de l’Egypte moderne.

TEZA (Ethiopie, 2008)
A 18h00 au Mondial
Couleur – 140’
Réalisation : Hailé Gérima
Au début des années 70, Anberber est parti de son village de Minzero pour aller étudier en Allemagne. Il n’est plus du tout le même lorsqu’il revient chez lui en Ethiopie, au début de l’année 1990, pour, dit-il, y mourir. Que lui est-il arrivé pendant toutes ces années ? Beaucoup d’épreuves et d’aventures, liées aux changements radicaux du régime et à sa situation d’étudiant étranger. Au travers du destin hors normes de Anberber, «Teza» raconte l’histoire de l’Éthiopie contemporaine, dans ses rêves et dans ses désillusions, dans ses drames et dans ses espoirs.

FARO, REINE DES EAUX (Mali, 2007)
A 15h00 au Rio
Couleur – 96’
Réalisation : Salif Traoré
Zanga, enfant adultérin, retourne dans son village plusieurs années après en avoir été chassé, afin de découvrir qui est son père. Son arrivée coïncide avec les brusques mouvements de Faro, l’esprit du fleuve, manifestations interprétées comme un signe de colère lié à son arrivée, celle du «bâtard». Au travers de ce conte de village, le film invite à découvrir un monde rural confronté au changement. La puissance du conseil de village vacille, et la tradition va devoir transiger avec la modernité afin de perdurer.

LES CŒURS BRÛLÉS (Maroc, 2007)
A 11h00 au Rio
Couleur – 84’
Réalisation : Ahmed El Maanouni
Amin, un jeune architecte qui vit en France, retourne précipitamment au Maroc pour revoir son oncle, juste avant sa mort. Revenu pour exiger des réponses aux questions qui le tourmentent concernant sa propre mère, Amin se replonge malgré lui dans le souvenir de son enfance malheureuse. Ses visites à l’hôpital ravivent sa peine, longtemps refoulée. Son ami d’enfance, l’artisan menuisier Aziz, l’exhorte à ne pas ressasser le passé et à ne pas se complaire dans le ressentiment. La mort de l’oncle n’apaise pas les tourments du jeune homme qui devra trouver, en lui-même, ses propres réponses.

KHAMSA (Tunisie, 2008)
A 18h00 au Rio
Couleur – 108’
Réalisation : Karim Dridi
Placé dans une famille d’accueil, Marco, onze ans, fugue pour retrouver le camp gitan qui l’a vu naître. Rien ne semble avoir changé : les plongeons dans le chantier naval, les parties de cartes nocturnes… Avec son cousin, le nain, Tony, il rêve de fortune grâce aux combats de coqs. En attendant, il fait les «quatre cents coups» avec Coyote, son ami d’enfance, et Rachitique, un jeune arabe d’une cité voisine. Mais il a beau embrasser la petite main de Fatma qu’il porte autour du cou, protection et bonheur ne sont pas au rendez-vous… Marco ne souhaite pourtant qu’une seule chose : trouver sa place dans un monde qui se passe de lui.

LE SEL DE LA MER (Palestine, 2008)
A 21h00 au Mondial
Couleur – 109’
Réalisation : Anne-Marie Jacir
Née à Brooklyn, dans une communauté de modestes réfugiés palestiniens, Soraya découvre que les économies de son grand-père ont été bloquées dans un compte en banque à Jaffa, en 1948, au moment de l’exil. Obstinée, passionnée et déterminée à récupérer son dû, elle réalise son rêve de toujours: «retourner» en Palestine. Lentement, la réalité finit par prendre le dessus et la force d’affronter sa colère. Elle rencontre Emad, un jeune palestinien qui, contrairement à elle, a l’ambition de partir pour toujours. Fatigués des contraintes qui régissent leurs vies, ils savent que pour être libres, il leur faut prendre les choses en main, même s’ils doivent s’engager dans l’illégalité. Dans ce premier long métrage d’une cinéaste palestinienne, on suit l’histoire de deux réfugiés qui cherchent leur liberté. (Cannes Sélection Officielle - 2008) (Prix de la Critique Internationale FIPRESCI, Osians - 2008)




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com