La L1 comme elle va : Laâbidi-Dhaouadi ou le festival des faux-talents !





La 6e journée de la L1 a finalement laissé beaucoup de traces, surtout pour les déçus. Ils étaient très nombreux même parmi ceux qui ont pu éviter la défaite. Nous n’en sommes qu’à la sixième ronde, mais les esprits commencent déjà à s’échauffer de manière inquiétante.
Entre Mohamed Laâbidi, le playmaker jendoubien et Zouhaïer Dhaouadi, l’attaquant clubiste, il n’y a pas que le talent qui unit les deux joueurs. Sur le terrain, ils avaient montré, par le passé, de belles choses balle au pied, mais une fois loin du gazon, ils s’adonnent à d’autres… loisirs, en attendant de retrouver leur forme d’antan. En effet, depuis l’entame de cette saison, ils n’ont pas montré grand-chose et la situation du CA, le champion sortant et de la JS n’est pas totalement rassurante. L’apport de ces deux joueurs a été assez insignifiant alors qu’on a beaucoup misé sur eux pour être des… locomotives. Et si les jambes ne répondent plus, la langue et la cervelle -si jamais elle fonctionne- sont plus performantes. Laâbidi n’a pas hésité à «bombarder» son entraîneur parce qu’il l’a remplacé en cours de match. Ce n’est pas la défaite de JS qui l’a irrité et provoqué sa colère, mais c’est le fait de ne pas terminer le match alors que des recruteurs étrangers, venus du Golfe, étaient là à l’épier pour un éventuel recrutement. Alors, plus moyen de penser au respect des autres et à l’intérêt de l’équipe. Il vient de présenter ses excuses prétextant des problèmes personnels avant le match, mais quand on commet une aussi grande bêtise, on doit assumer et accepter toute sanction prise par ses responsables.
A Bizerte, Dhaouadi s’est également mis en évidence. Non, ce n’était pas sur le terrain car là, ça fait déjà quelque temps qu’on ne le reconnaît plus qu’il est en super… méforme. Son coach lui a souvent donné sa chance et il espère toujours revoir son attaquant renaître de ses cendres. Face au CAB, il l’a remplacé en seconde mi-temps et Mister Dhaouadi, pas du tout content de cette décision, l’a fait savoir à son… président à sa manière bien entendu. Ce dernier lui a tendu la main alors qu’il regagnait les vestiaires et il fut surpris par la réaction de son joueur qui a heurté de la main celle de M. Idir qui, certes, ne s’attendait pas à un tel comportement. Cela fait déjà du temps que ce jeune joueur a changé, dans le mauvais sens bien entendu. Il a appris à râler sur le terrain, à contester les décisions des arbitres et à provoquer coéquipiers et adversaires. Depuis, il a enterré son talent pour s’adonner à d’autres dons, et ce que nous aurons vu à Bizerte illustre cette métamorphose. Et surtout, n’attendez vous pas à voir ce joueur s’excuser. Le pauvre, il ne sait pas le faire !

Ghraïri a déjà battu Decastel…
Durant toutes ces dernières semaines, on n’a parlé à Sfax que du très probable limogeage de Ghazi Ghraïri, le coach du CSS et comme ça n’était pas bien pour les premiers matches du championnat, on a tout entendu sur… l’incompétence de ce technicien et son manque de métier. Puis, c’est à un spectaculaire retournement de situation qu’on a vécu à Sfax. Grâce à une belle qualification en finale de la Coupe de la CAF après avoir battu le Club Africain et à deux victoires successives en championnat, tout a subitement basculé et l’homme le plus contesté au CSS était magiquement devenu un héros qu’on aura, désormais, du mal à déloger quelle que soit l’issue de la finale de la CAF.
A propos de cette finale, Ghraïri n’aura pas affaire à Decastel, déjà ex-coach de l’Etoile. Le technicien suisse qui paraissait solide au poste et parti pour terminer la saison à Sousse, vient d’être limogé. C’est donc, de l’autre côté de la finale africaine que la rupture a eu lieu et c’est déjà une petite victoire pour Ghraïri et ses dirigeants. Ceux de l’ESS, des hommes forts habitués à prendre de grandes décisions et à en assumer les conséquences, pensent que leur équipe est en train de caler et que l’ambiance commençait à s’en ressentir. Ça peut être vrai même si certaines sources proches de l’équipe sahélienne laissent comprendre qu’il y a eu un malentendu à propos de la titularisation d’un joueur que Decastel a continué à ignorer. Ce changement du staff technique intervient à un moment délicat où l’équipe est en train d’effectuer un véritable marathon avant de retrouver le CSS en finale aller de la Coupe de la CAF le 8 novembre prochain. C’est dire que M. Moez Driss et ses proches ont osé prendre un réel risque avec l’éviction de Decastel. Les résultats de l’équipe aussi bien à Kasserine qu’à Sfax nous diront si cette décision était la bonne. Tout le mal qu’on souhaite aux Etoilés, c’est de ne pas avoir à regretter le départ de leur coach dans quelques semaines.
Alors, Ghraïri qui rit, Decastel qui pleure ? Pour le moment, c’est l’image du jour, mais très prochainement on verra peut-être les deux hommes rire ensemble ou… pleurer ensemble !


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com