Les pérégrinations de… Daly : Un ciel gris ne peut se dégager sans une tempête !





A présent, on peut attester sans risque de se tromper que le sport en Tunisie a atteint désormais la cote d’alerte. En effet, la violence ne cesse de s’accroître et de gagner du terrain aux dépens de l’éthique et de l’esprit sportif.
Les situations rocambolesques se succèdent et les «entorses» aux règlements aussi. Des limogeages à la pelle et des explications à dormir debout, ainsi va le sport et comme pour y ajouter des ingrédients, voilà que la boxe s'y met aussi pour nous surprendre de… mauvaise manière avec la désignation d’un entraîneur national sans aucun passé ni comme boxeur ni même comme entraîneur.
En somme, c’est un ciel gris qui caractérise la vie de notre sport et un ciel gris ne peut se dégager sans une tempête. Alors, à quand cette tempête salutaire qui pourrait peut-être assainir notre milieu sportif ?
Toutefois, au milieu de cette grisaille il y a des lueurs d’espoirs, d’abord celle de Monsieur performance non stop, entendre par là Oussama Mellouli qui a encore une fois (la énième) frappé fort, récoltant de nouvelles médailles. Sans oublier non plus l’activité débordante de la tutelle du sport et ce, depuis l’arrivée de M. Samir Laabidi qui ne cesse de fouetter, de changer et de s’enquérir sur les lieux de l'état de santé du sport. Alors, bravo M. le Ministre !

L’arrogance de Benzarti
On connaît tous le caractère très particulier de Faouzi Benzarti. Un caractère qui lui a souvent porté atteinte, comme en témoigne sa sortie peu glorieuse de l’Etoile,  même si par la suite, tous les puristes lui ont rendu un vibrant hommage suite au sacre continental des Etoilés; un sacre réussi en grande partie grâce au travail gigantesque entrepris par… Benzarti. Mais le technicien, aguerri, cache une autre facette, celle d’un homme souvent arrogant, comme ce fut le cas dimanche dernier au cours de l’émission Dimanche Sport animée par notre ami Razi Ganzoui. Au cours de cette émission, Benzarti a encore fait des siennes, surtout lorsqu'il a émis son avis à propos de l’arbitrage, alors que la personne chargée d’éclairer la lanterne des téléspectateurs en matière d’arbitrage (Mourad Daami) n’avait pas encore terminé son analyse. Cette intervention de Benzarti a donc beaucoup gêné l’intéressé qui n’a pas manqué d’en faire la remarque sur le plateau. C’est donc une façon peu orthodoxe de se mettre en évidence, tout comme sa façon de démentir les informations selon lesquelles il serait en pourparlers avec l’ESS et le CA alors que quelques jours auparavant, et sur l’antenne d’une radio locale, il affirmait l’existence de tels contacts du moins avec un des deux clubs en question. Mais que faire quand on est arrogant de nature…

Le KO de la boxe
Personne ne peut nier la situation «marasmatique» de la boxe tunisienne. Une situation de crise qui perdure depuis de longues années. Et dire que la boxe nous avait enfanté de grands champions tels que Guelhia, Omrane, Jelassi, Bouali, Refaï, Belkhir, Bahri, Boundka, Mejri et j’en passe, car ils sont réellement très nombreux les pugilistes qui ont honoré les couleurs tunisiennes. A présent, ce n’est plus le cas, car le noble art chez nous se trouve dans de très mauvais draps. D’ailleurs, en date du 8 avril 2008 nous écrivions sur les colonnes du Quotidien «Quel sort pour le noble art ?». La situation a désormais tendance à empirer, surtout après les nouvelles mesures prises par la fédération. Mesures qui concernent la nomination d’un entraîneur national sans aucun passé ni comme boxeur ni comme entraîneur, lui qui vient de terminer ses études de sport à la session de juin 2008… une mesure qui ne peut en aucun cas servir un sport déjà très malade et qui a besoin plutôt de gens d’expérience pour pouvoir redresser la tête. Enfin, nous connaissons tous les compétences de M. Askri, l’actuel président de la Fédération. Et comme nous pouvons attester de son intégrité et son amour pour la boxe et surtout pour la nation. Alors nous attendons une réaction salutaire de sa part pour permettre à la boxe de rester noble…

La loi du plus fort
Indigne ce que nous vivons à l’occasion des championnats arabes de basket qui se déroulent chez nous, mais auxquels nul ne peut assister chez soi, c’est-à-dire par le biais de la télévision. Car c’est encore la chaîne Arte qui a acheté les droits de retransmission. Par conséquent il faut s'abonner pour pouvoir suivre certaines rencontres, hormis celle de notre cinq national. N’est-ce pas la loi du plus fort qui finit toujours par avoir raison à force de verser de… l’argent…


Par : Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com