«Gaza Fixer» de Georges Azar (Palestine): Les images témoins

Raed Etharmanch est un relais (fixer), guide pour reporters de guerre internationaux. Il est seul à nourrir sa famille de 15 personnes à Gaza.
Raed n’a pas son pareil pour se débrouiller dans la ville en guerre, il flaire l’événement à mille lieues. Son employeur est journaliste, photographe pour le New York Times, une sorte d’affection s’établit entre les deux hommes. Raed raconte son quotidien fait uniquement de débrouille, de recherche du travail pour survivre. Gaza, dit une voix off, vit uniquement de 2 secteurs d’économie: le trafic d’armes et l’information. Dès l’entrée dans la ville qui se présente en plusieurs tunnels, des check-points, le metteur en scène nous place avec une caméra agile au cœur du mouvement, des éclats d’obus, de la fumée, des morts qu’on enterre, l’événement tragique est partout, l’information est juste derrière. Raed nourrit les siens, la caméra le suit partout, il raconte, se désole, il est critique, la vie est insupportable à Gaza, la mort guette à chaque coin de rue. Mais un terrible bombardement tue une grande partie de la famille de Raed, pleurs, larmes… personne n’est à l’abri. Georges Azar filme Gaza comme un reporter, en vitesse, sa caméra ne s’arrête pas, il a soif d’image, il bouge tout le temps à la recherche du «scoop» pas de sentiments, des faits, des images. C’est un beau film documentaire qui, en peu de temps, nous résume à travers la vie d’un fixer, la situation de Gaza.

H. HANACHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com