La nouvelle doctrine militaire américaine, tel qu’annoncé par Gates: Bombarder qui on veut, où on veut, quand on veut





Le Quotidien - Agences
Le Secrétaire U.S. à la Defense, Robert M. Gates a déclaré que les Etats-unis tiendraient pour “pleinement responsable” tout pays ou groupe qui aiderait des terroristes à acquérir ou utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques. Cette déclaration précise un peu plus la nouvelle doctrine militaire des Etats-unis, après le 11 septembre, allant au delà de la notion héritée de la Guerre Froide qui voulait qu’un président pouvait répondre de manière écrasante à un pays qui attaquerait les Etats-unis ou l’un de ses alliés avec des armes non-conventionnelles. . .
Le discours de Robert Gates devant la Carnegie Endowment for International Peace est le dernier signal en date que l’administration Bush et le Pentagone sont sur le point de rendre publique leur nouvelle conception de la défense nationale, basée sur l’attaque préventive, les conflits de basse intensité en amont et la perturbation en sous-main des structures politico-militaires des états considérés comme pouvant représenter une menace.
Cette conception montre également à quel point les stratèges du Pentagone se sont “israélisées”… ce qui n’est pas étonnant, si l’on considère le nombre de faucons Likudnik qui sont entrés au Pentagone ces 15 dernières années, avec la vague néo-conservatrice.
Lundi dernier, les autorités U.S. ont justifié leur incursion meurtrière en territoire Syrien (une violation du Droit International) en expliquant que cette attaque illustrait la nouvelle définition étendue en matière de défense des intérêts U.S. La maison attaquée - située à la frontière Syrienne, étant soupçonnée d’héberger un leader insurgé irakien, les U.S. s’octroient le droit d’intervernir par delà la frontière, sans en avertir le pays concerné.
Selon un responsable du Département d’Etat, cité par le Washington Times, “nous sommes désormais dans une logique d’auto-défense étendue. Si nous apprenons qu’une menace contre les Etats-unis ou leurs alliés se trouve dans un pays souverain et que ce pays n’est pas en mesure d’agir, ou refuse d’intervenir contre cette menace, alors les Etats-unis s’octroient le droit d’agir unilatéralement contre cette menace, avec tous les moyens qu’ils jugeront bons d’utiliser afin d’éliminer le danger.”
Interrogé sur le fait si ces moyens pouvaient inclure l’usage d’armes non-conventionnelles et notamment nucléaires, Robert Gates a répondu que “toutes les options sont sur la table, nous n’excluons rien et ne nous soucions que de l’efficacité opérationnelle”.
“S’il s’agit de choisir entre le respect de la souveraineté d’un pays et la sécurité des Etats-unis, le choix est clair. Si un pays refuse de nous aider à combattre la menace terroriste, alors nous nous passerons de son avis et agirons comme bon nous semble” a précisé Randy S. Cunningham, analyste du think tank très néo-conservateur IAGS.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com