J.C.C. 2008: Le regard des cinéastes étrangers





Ils étaient nombreux à prendre part aux différentes compétitions des JCC et ils n’ont pas été déçus. Les cinéastes et les producteurs ayant suivi cette 22e session ne tarissent pas d’éloges quant aux conditions d’organisation et de projection des films. Ils se confient au «Quotidien».

Rahmatou Keita (Cinéaste nigérienne): «Les JCC ont changé de vision»

«J’ai trouvé l’ambiance de cette édition des JCC très chaleureuse et riche en rencontres culturelles. Il y avait de la diversité tous azimuts dans cette session. Avant Dorra Bouchoucha, les JCC avaient une autre personnalité. Avec Dorra, elles ont changé de vision et de stratégies. Leur particularité, c’est qu’au cours de cette session, elles ont rendu un vibrant hommage aux cinéastes arabes et africains disparus. La directrice de cette session a toujours fait ses preuves depuis ses ateliers d’écriture des scénarios et des nouveaux projets».


Ibrahim El Batout (Cinéaste égyptien): «Les JCC doivent être organisées chaque année»

«Les JCC m’ont permis de changer beaucoup d’idées et même de projeter revoir le scénario de mon film. La projection de mon film en avant-première à cette session m’a permis d’évaluer sa popularité. Le public cinéphile et averti m’a aussi permis de comprendre certaines facettes nouvelles des JCC. Mon film a également gagné la confiance du public tunisien venu nombreux le suivre. Pour moi, les JCC constituent le plus grand festival cinématographique pour les cinémas africain et arabe notamment pour les cinéastes qui manquent de moyens. Par ailleurs je propose désormais que ce festival ait lieu chaque année».


Abu Raed (Cinéaste jordanien): «Une réussite sur toute la ligne»

«Les JCC constituent l’une des idées les plus géniales initiées pour promouvoir le cinéma arabe et africain. La manifestation a eu une connotation internationale avec l’intégration des nouvelles sections portant sur le cinéma du monde ou rendant hommage aux cinéastes disparus. Cette session m’a permis personnellement de prendre contact avec d’autres cinéastes étrangers et de faire connaître aussi mon long-métrage «Captain Abu Raed». Objectivement parlant, les JCC ont été une réussite sur toute la ligne. Et c’est tant mieux pour le cinéma arabe et africain».


Ghabi Khouri (Producteur et cinéaste libanais) : «De nombreux films de valeur au rendez-vous»

«C’est une session qui a attiré les meilleurs films arabes et africains. Ce que je retiens de cette session c’est que j’y ai découvert de nombreux films de valeur. Il est difficile de juger tous les films, mais ce qu’on peut dire, c’est que les JCC sont devenues pour nous une compétition acquise pour les pays du sud. Comme cette session, j’ai eu personnellement à prendre part à de nombreuses manifestations parallèles ayant pour but de créer un cadre de réflexion sur le cinéma arabe et africain».


Propos recueillis par Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com