Propos dominicaux: La loi de Dhaouadi et du… derby !





Par Kamel ZAÏEM

Dans nos habitudes,
c’est l’apparition du croissant qui fixe l’arrivée du mois de Ramadan.
Au CA, c’est la date du derby
qui recommande les sanctions prises contre les indisciplinés.
A Jendouba, c’était moins compliqué puisque l’équipe n’avait pas de derby à préparer et la dernière victoire, sans Mohamed Laâbidi bien sûr, a facilité les choses. Et puis, l’accusation est grave et le joueur fautif n’avait pratiquement aucune excuse pour qu’on lui pardonne son écart de langage. Dès lors, il fallait frapper fort et écarter le joueur - la sanction prévoit une suspension jusqu’à la fin de la saison et on verra bien…Une autre sanction, plus clémente, aurait pu faire comprendre à Tarak Thabet qu’il devait faire ses valises et s’en aller car on ne pouvait rien contre la loi des joueurs. Heureusement que le comité directeur ait compris la nécessité de frapper fort, mais il est encore tôt pour s’assurer de cette rigueur. Par le passé, pareilles sanctions sautent dès que l’équipe se trouve en difficulté et risque la relégation. Nous souhaitons voir JS terminer sa saison en toute quiétude, sans avoir à remettre en question son engagement d’honneur.
Au Parc A, le cadre est totalement différent. Zouheïr Dhaouadi est vite devenu un «cas» disciplinaire à telle enseigne qu’il a bizarrement perdu ses repères sur le terrain et il est en train de nous faire oublier son immense talent. Or, ce talent n’a servi que pour débarquer au Club Africain, se faire un nom après seulement quelques bons matches et plonger dans un monde de… stars à ne rien faire sans citer d’autres nouvelles «compétences»… Tout ceci a fait tourner la tête à ce jeune joueur, inexpérimenté et mal encadré. La suite, on la connaît et son dernier numéro à Bizerte à l’encontre de son président et de son coach, lui a coûté un curieux passage devant le conseil de discipline qui n’a pas «hésité» à lui infliger une lourde sanction: deux matches de suspension, avec sursis et une amende dont la valeur n’a pas été révélée. Ça n’a pas d’importance car nous savons qu’aucun joueur ne paie une amende de sa propre poche, mais ce qui nous intéresse le plus, c’est l’esprit de la sanction. On ne peut faire comparaître un joueur devant le Conseil de discipline qu’au cas où son «inculpation» est évidente. Dhaouadi l’a été et ses dirigeants reconnaissent alors qu’il était l’auteur d’un grave délit. Pourquoi alors cette sanction qu’on inflige d’habitude à un joueur qui a sauté une seule séance d’entraînement ? Si on veut éviter à Dhaouadi d’être sanctionné, pourquoi le convoquer alors devant le Conseil ? Les interrogations ne manquent pas et elles ont déjà fait des dégâts. M. Hassen Baâyou, l’accompagnateur des seniors, a préféré se retirer et partir, irrité par cette clémence déplacée qui risque de faire encore mal à l’équipe et de toucher à la notoriété et à la dignité des dirigeants et entraîneurs. Or, le pauvre Baâyou ne savait peut-être pas que le derby, contre l’EST pointe déjà à l’horizon et qu’il faudra impérativement gagner. Or, sans Dhaouadi, le CA ne peut jamais remporter un derby. Alors, on le fera jouer contre l’Espérance et on reprendra la suite des discussions au conseil de discipline pour, cette fois-ci, rendre justice au club. Et si, par un pur hasard, Dhaouadi marquait le but de la victoire contre l’EST, on ne manquera pas, bien sûr, de lui présenter des excuses officielles et de sévir fermement contre MM. Kamel Idir, Abdelhak Ben Chikha et Hassen Baâyou qui ont eu le culot de mettre en doute les hautes valeurs de ce joueur. Alors, d’ici le derby, on verra bien. Entre-temps, Dhaouadi et ses semblables, des professionnels qui ont su profiter d’un statut largement en leur faveur, continueront à faire la loi, et sans sursis S.V.P !


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com