Aymen Mathlouthi : «Cette coupe, nous y tenons»

* Cette finale continentale sera-t-elle la plus disputée par rapport aux autres?
- Je dois avouer, de prime abord, que je suis comblé par le fait que cette finale de la coupe de la CAF sera disputée par 2 clubs tunisiens. Le trophée poursuivra son séjour en Tunisie, pour une année supplémentaire. Je doit reconnaître, également, que l’ESS, qui était en période de transition, après le départ de ses ténors, puis, en phase de tatonnement, au temps de Decastel, est redevenue l’équipe de premier plan, comme l’exige notre tradition. Depuis 1995, nous nous sommes manifestés à ce stade des compétitions africaines. Cette-fois-ci, encore, la coupe ne pourra nous échapper, puisque nous y tenons irrésistiblement.

* Votre adversaire passe lui aussi par une période faste à tout bout de champ ?
- Mais avec cet handicap psychologique que le complexe du CSS s’appelle l’ESS.
Malgré tout le respect que je voue pour notre adversaire, je suis persuadé que nous serons les mieux lotis pour s’assurer les 3 points de la victoire. Comme consignes, je dirai à mes coéquipiers d’opter pour le jeu direct pour déstabiliser les 2 excentrés de la défense sfaxienne qui manquent de clairvoyance suffisamment synchronisée en phase offensive de l’adversaire. La mission ne sera point difficile à accomplir en raison de notre ligne médiane, capable de causer des torts à l’arrière-garde opposée.

* Le CSS est réputé par la perspicacité de ses avants de pointe ?
- Ils seront neutralisés par de nouvelles surprises que vous découvrirez tout à l’heure.Notre force réside, comme je viens de préciser dans le secteur de l’entre-jeu, même, en l’absence de Nafkha que j’aurai aimé être de la fête avec nous. Ce sera du côté de Nafti qu’il va falloir user de tout notre savoir-faire pour le minimiser, en le privant de passer, et de couloirs libres.
N’oubliez pas que nous, aussi, n’avons point l’intention de nous cramponner dans nos propres zones. Le meilleur moyen de se défendre étant d’attaquer, nous évoluerons en perspective offensive dans l’objectif de parvenir à matérialiser nos ambitions pour lesquelles nous avons fait ce déplacement. Même, si nous sommes convaincus que cette finale ne peut être remportée qu’à l’issue du match retour, elle le sera, d’abord, à Sfax, avant de la renforcer à Sousse. Nous en avons tous les moyens nécessaires, y compris le facteur psychologique qui plaide, et plaidera, en notre faveur.
La pression sera exercée, en contrainte, chez notre adversaire qui jouera son va-tout lors de cette première manche.

Propos recueillis par Sami Mansour




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com