Malgré les critiques en France : Ségolène Royal courtisée en Israël





Al Qods occupée-Agences La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a rencontré hier le Premier ministre Ehud Olmert, point d'orgue d'une visite en Israël où elle a été courtisée malgré les critiques qui ont émaillé sa tournée au Proche-Orient. Durant son séjour de 48 heures en Israël et dans la Bande de Gaza, celle qui brigue la présidence française, aura rencontré, outre Olmert, les principaux responsables israéliens: les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Amir Peretz. La candidate française à la succession de Jacques Chirac a partagé avant-hier soir, dans un restaurant d’Al Qods, un dîner privé avec Livni, membre du parti centriste Kadima et symbole de la nouvelle génération politique en Israël, comme Royal en France. Lors de cette rencontre qualifiée de "sympathique" côté français, la chef de la diplomatie de l'Etat hébreu a cherché à faire comprendre, notamment à partir de son histoire personnelle, les ressorts profonds de la politique israélienne et ses exigences en matière de sécurité, selon l'entourage de Royal. Celle-ci s'est imprégnée un peu plus d'histoire juive, notamment le chapitre de la Shoah, en visitant longuement hier matin le musée Yad Vashem, à Al Qods occupée. La veille, dans la Bande de Gaza, Ségolène Royal avait eu droit à un entretien de 45 mn, suivie de déclarations à la presse avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Cet agenda, digne d'un chef d'Etat en exercice, contraste avec la polémique née en France, en période de pré-campagne électorale, autour du périple proche-oriental de Royal. Elle s'est vue reprocher un manque d'expérience, voire une forme de mansuétude à l'égard de l'antisémitisme, pour avoir, à Beyrouth, laissé passer des propos tenus en sa présence par un député du Hezbollah assimilant au nazisme l'action israélienne au Liban. Royal avait fait une mise au point quelques heures plus tard affirmant que ni elle ni l'ambassadeur de France n'avaient entendu ces propos. Dimanche soir, le Conseil représentatif des institutions juives de France a "déploré" que Royal "ait accepté de dialoguer avec un représentant du Hezbollah", tandis que le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a critiqué "les idées simplistes" de la candidate socialiste. Cet épisode n'a provoqué aucune réaction des responsables de l'Etat hébreu, alors que la presse israélienne s'est contenté de relater l'incident en soulignant "le silence" de la candidate.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com