Conséquences et solutions





Tunis — TAP
Une réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales africaines, est organisée du 12 au 14 novembre, à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis, par la banque africaine de développement (BAD).
Soucieux d'apporter une contribution à la recherche de solutions à la crise financière, les premiers responsables des économies africaines (ministres des finances et gouverneurs des banques centrales), vont consacrer une journée entière à débattre de ses conséquences sur le continent.
Ils ébaucheront ainsi des approches de solutions à la crise ainsi que des propositions dans le cadre d'une remise à plat du système financier international.
Quelle sera l'ampleur de la crise actuelle sur les économies africaines ? De quelle manière l'aide publique au développement (apd) sera-t-elle affectée? Les investissements directs étrangers (ide) seront-ils durablement touchés ? Quel impact aura la chute des prix des matières premières africaines ? Quelle sera la proposition africaine face à la crise ? Les ministres des finances auront à répondre à toutes ces interrogations dans le cadre des sessions plénières de la conférence, coorganisée par la bad, l'union africaine (ua) et la commission économique des Nations-Unies pour l'Afrique (uneca).
"Mondialisation, institutions et développement économique de l'Afrique", tel est le thème de cette réunion qui traitera, également, dans des sessions parallèles, des migrations et transferts de fonds, des changements climatiques, du commerce et de l'intégration régionale, de l'aide et de l'efficacité du développement, de l'agriculture et de la sécurité alimentaire, du développement des marchés boursiers en Afrique etc.
Les analystes estiment que ''bien qu'à ce jour épargnée par les premiers effets de la crise, l'Afrique pourrait être sérieusement affectée par un fléchissement de la croissance mondiale et une réduction de ses exportations''.
''Les pressions budgétaires engendrées par les plans de sauvetage, mis en œuvre par les pays développés, risquent d'entraîner une contraction du volume de l'aide publique au développement. Le ralentissement de l'activité économique des pays riches aura pour effets des licenciements, un durcissement de la politique de migration, et par voie de conséquence, la réduction drastique des transferts de fonds des travailleurs émigrés''.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com