Billet: Le maître tunisien, à l’honneur
Comment va le domaine des arts plastiques en Tunisie ? Il se porte plutôt bien, si l’on considère l’intérêt de l’Etat pour les arts et les artistes. Les meilleurs. Zoubeïr Turki en est un. Le maître tunisien des arts plastiques a fait ses preuves depuis que l’art du chevalet, dans sa manière d’être tunisienne, a élu domicile sous nos cieux.
Il faut dire que les arts plastiques dans leurs premiers balbutiements, étaient l’uvre de la catégorie bourgeoise de la Tunisie d’alors, fraîchement indépendante. L’Ecole de Tunis en était un signe.
L’art de Dhahak, Ammar Farhat, Néjib Belkhoja…, les compagnons de route de Zoubeïr Turki, portait un regard plein de considération sur notre culture arabo-musulmane, contrairement à l’image que renvoyait la peinture coloniale.
Qu’en est-il, aujourd’hui, de cet art resté longtemps l’apanage de la «Jet Set» culturelle ? A priori, les arts plastiques se vulgarisent de plus en plus. Car la capitale vit au rythme des expositions qui s’organisent dans des galeries implantées un peu partout au centre-ville.
Mais ce n’est pas le cas des autres villes du pays. Sans parler des contrées les plus reculées !
Pourtant les moyens de communication qui s’offrent à nous, actuellement, peuvent être utilisées pour créer une véritable décentralisation de la culture.
Le citoyen ordinaire, comme vous et moi, peut alors être doté des possibilités qui lui permettent d’apprécier l’uvre d’un artiste.
Ils ne se déplaceront plus désormais pour aller voir une exposition, dans la capitale à quelques centaines de kilomètres de chez eux.
Elle viendra jusqu’à chez eux. Et c’est tant mieux pour la démocratisation de l’art !
Mona BEN GAMRA

