Transversale : Président - 1er vice-président : L’impossible cohabitation
Excepté quelques cas rarissimes, la cohabitation président-1er vice-président, devient réellement ingérable, voire impossible. Un vrai paradoxe, du moment qu’ils sont tous deux élus et appelés dès le départ à s’unir pour le meilleur et pour le pire, à uvrer à l’unisson, tout au long d’un mandat, pour le bien du club dont ils ont la responsabilité.
Une fois aux commandes, toutefois, chacun voguera à vue, tracera son sillon propre, au nom du soi-disant intérêt du club et prétextant de simples divergences de points de vue. L’exemple le plus frappant a trait au duo cabiste Karoui-Bellakhoua. En effet, ces deux prétendus dirigeants ont forgé leur réputation et nourri leur célébrité à partir d’une relation conflictuelle surmédiatisée, au grand bonheur de certaines publications friandes de sensations et mercantilistes jusqu’à la substantifique moelle.
Et jamais nous n’avons eu vent d’une quelconque action commune réellement constructive, au profit de leur club qu’ils sont censés propulser à l’unisson vers le haut. Que des prises de bec, que des coups fomentés l’un à l’encontre de l’autre, par milices rivales interposées, que des déclarations tapageuses sur fond d’animosité et de bellicisme outrancier
Ou alors, place aux ripostes «diplomatiques» et fallacieuses. Y en a marre à la fin d’endurer des scènes s’apparentant à la cuisine interne du club. Et si les deux concernés trouvent leur compte à travers justement cette omniprésence notamment télévisuelle, le vrai sportif, assoiffé de discours porteurs, plutôt garants d’efficience et de postulation vers des cimes toujours plus élevés, est à la fin frustré, dépité et fortement désappointé. Et le plus éhonté dans l’affaire, c’est la «spectaculaire» volte-face des deux hommes, une fois le glaive de la destitution et de la dissolution du BD, brandi à leurs faces. Du coup, place à la complicité, à la communion, à la diaphanéité, le tout mû par une si criante hypocrisie, que l’écurement de ce toujours même vrai sportif, n’en est que plus irréductiblement prononcé.
Réellement, basta ! D’autres exemples corroborent ces vérités, quoique, selon des approches différentes, tels que Idir-Balti
Certains présidents sont allés jusqu’à faire le vide autour d’eux, de façon «illégalement légitime», comme Hédi Lahouar, qui a poussé son ancien premier vice-président, Guendouz, lui-même assoiffé de pouvoir, vers la porte de sortie
Vivement une toute autre configuration de la cohabitation président-vice-président pour le réel essor du sport en général et du foot en particulier.
Wahid SMAOUI

