«Korei Hogakukai Ensemble»: Aux rythmes du pays du Soleil Levant





Le groupede danses et musiques traditionnelles «Korei Hogakukai Ensemble» sera ce soir et à partir de 19h30, sur les planches du Théâtre Municipal de Tunis. Une occasion rare pour découvrir le raffinement de l’art japonais, art de la symbolique, du vide et du plein.
Véritable coffre aux trésors foisonnant d’arts traditionnels du spectacle, le Japon a su préserver, au fil des années, ce précieux héritage qu’on lègue d’une génération à une autre avec fierté. Les «Korei Hogakukai», célèbre groupe japonais de danses et musiques traditionnelles, se produiront ce soir sur la scène du Théâtre Municipal de Tunis, au bonheur entre autres des passionnés de la culture du pays du Soleil Levant. Délicatesse et raffinement sont les deux mots clés de cette soirée que propose l’Ambassade du Japon en Tunisie. Dirigé par le compositeur et le joueur de koto et de shakuhachi, Yoshi Hiratsuka, cet ensemble offrira à l’assistance onze tableaux reflétant le fond de la culture japonaise et traduisant la richesse du Japon. Une vingtaine d’artistes entre danseurs et musiciens seront au rendez-vous présentant un show spectaculaire où les notes du koto, jushichigen et shakuhachi (instruments traditionnels) s’entrelaceront avec les gestes soigneusement mesurés et les costumes somptueux des danseurs. Le spectacle s’ouvrira avec un solo de koto offrant au public la chance de découvrir cet instrument traditionnel entré au Japon il y a 1300 ans et d’écouter en live l’œuvre de Yatsuhachi Kengyo (1614-1685), maître de la musique koto classique par excellence. Suite à cette ouverture classique et très symbolique, les artistes de « Korei Hogakukai » emmèneront leurs hôtes dans un merveilleux voyage dans les coins et les recoins du pays du Soleil Levant. Inspirées des contes populaires japonais et surtout du vécu, les danses présentées permettront à l’assistance d’aller à la découverte de l'art japonais traditionnel, un art unique par sa conception et par ses codes esthétiques et gestuels. D’ailleurs, à travers les différentes danses exécutées, morceaux joués et chansons interprétées, le spectateur découvrira deux facteurs qui ont contribué à l’évolution et à la sauvegarde de l’art traditionnel japonais. Le premier est la richesse de la nature japonaise qui a non seulement offert aux artisans une grande variété de matériaux et par la suite divers instruments de musique mais a aussi constitué une source d’inspiration artistique. En témoignent la chanson «Konomichi» qui évoque la beauté de la ville de Sapporo et de ses fleurs d’acacia toujours florissantes, la chanson «Tsuki-No- Sabaku» qui offre un voyage romantique dans le désert au clair de la lune ou la danse «Kojo-No-Tsuki» qui dévoilent les doux et beaux rêves faits lors d’une nuit de pleine lune. La célèbre danse «Sakura-Sakura» est à découvrir, elle annonce l’arrivée du printemps et l’épanouissement des fleurs de cerisier qui plongent tout le Japon dans une belle ambiance où les pétales de ces fleurs danseront avec les vents, à partir du mois de mars.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com