Karzaï aux OccidentUn calendrier de retrait… sinon nous négocierons avec les Talibansaux:





Le président afghan Hamid Karzaï a demandé hier à la communauté internationale un "calendrier" précis de son intervention militaire dans son pays, faute de quoi il se dit contraint de négocier avec les talibans, a annoncé la présidence afghane.

Le Quotidien - Agences
"La communauté internationale devrait nous fournir un calendrier sur la durée ou bien nous dire jusqu'où ira la guerre contre le terrorisme ici", a déclaré le chef de l'Etat afghan à une mission du Conseil de sécurité de l'ONU à Kaboul, cité par son porte-parole, Homayun Hamidzada.
"Si nous n'avons pas une idée précise de sa durée, le gouvernement afghan n'aura d'autre choix que de chercher une solution politique", a poursuivi  Hamidzada, rapportant toujours les propos de Karzaï. Et cela implique notamment "l'ouverture de pourparlers avec les talibans et tous ceux qui s'opposent au gouvernement".
Ces fondamentalistes musulmans avaient été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
Leur insurrection s'est considérablement intensifiée ces deux dernières années malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.
 Karzaï qui devrait se représenter à l'élection présidentielle prévue en 2009, avait déjà proposé plusieurs fois des négociations avec les insurgés islamistes qui renonceraient à tout lien avec Al-Qaïda, et s'est même dit prêt, il y a dix jours, à "protéger" le chef suprême des talibans, le mollah Omar, en échange de la paix.
Mais les talibans veulent comme condition préalable à toute négociation le départ des troupes étrangères.
Des responsables afghans ont rencontré début octobre à La Mecque, en Arabie saoudite, d'anciens membres du régime des talibans, marquant une première ébauche de négociations à haut niveau entre les deux parties.
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates et le général américain David Petraeus, chef des troupes américaines en Irak et en Afghanistan, se sont aussi prononcés pour l'ouverture d'un dialogue avec les talibans.
La délégation de l'ONU, venue à Kaboul en mission d'information, est emmenée par l'ambassadeur d'Italie au Nations unies, Giulio Terzi di Sant'Agata, et comprend un représentant de chacun des quinze Etats membres du Conseil de sécurité, dont l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad, d'origine afghane.
"Le président a répété que l'Afghanistan est engagé dans la guerre contre Al-Qaïda et contre les talibans qui prennent leurs ordres de l'étranger", lit-on dans un communiqué de la présidence publié après la rencontre avec la délégation de l'ONU. "Mais nous allons discuter avec ceux des talibans qui, pour des raisons diverses, ont rejoint l'opposition et agissent dans le respect de la Constitution", ajoute le texte.
Karzaï a aussi estimé qu'il était "inacceptable" que les talibans contrôlent des "poches de territoire principalement dans le sud", même dans des provinces où les forces étrangères, très majoritairement américaines et britanniques, sont très présentes, selon Hamidzada.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com