Exposition: Jeux d’artifice et de couleurs





Mariem Garali Hadoussa et Malek Essit ont associé leurs œuvres pour proposer une exposition sur le thème «Jeux d’artifice» qui a lieu actuellement à la Galerie d’Essai «Le Damier» et qui se poursuit jusqu’au 10 décembre. Elles proposent des tableaux où se conjuguent styles abstraits, techniques de marouflage, calligraphies et études chromiques.
Malek Essit donne dans ses 25 œuvres une place de choix au style abstrait. Elle jongle aussi avec plusieurs couleurs et procède à une sorte de va-et-vient entre le réalisme et l’abstrait, tout en s’inspirant de la nature dans ses multiples facettes. En effet, ses œuvres trouvent surtout leur charme dans la multiplication des couleurs. L’artiste a opté dans une bonne dizaine de ses tableaux pour les couleurs chaudes et puis pour celles froides. Elle choisit généralement le thème suivant la réalité du moment. Tantôt, elle a recours à la technique du collage à travers des objets de récupération et à d’autres matières qu’elle arrange dans un premier temps avant de les entasser dans un cadran sous forme de planche. Sur cette planche et à l’aide du couteau et du pinceau, elle procède tantôt à un mélange de couleurs, comme pour produire un feu d’artifice, allusion d’ailleurs au titre de cette exposition «Jeux d’artifice». Cette démarche se révèle ainsi comme un jeu de couleurs incantatoire que l’artiste voit comme un dialogue avec les couleurs naturelles.
Pour sa part, Mariem Garali Hadoussa opte pour la technique de marouflage sur du papier asiatique. Inspirée par l’art asiatique, elle procède dans sa démarche par partition pour réaliser ses œuvres. Ainsi, elle a recours à d’autres techniques très connues comme le figuratif et le semi abstrait. Elle admire particulièrement d’autres techniques considérées, selon elle, comme complémentaires à l’instar de l’acrylique et la peinture à l’huile qui sont utilisées comme des compléments. Mais en observant de très près ses œuvres, on sent qu’elle reste très attachée à la nature qui est pour elle une sorte de musique où les rythmes ne sont autres que des couleurs appelées à être manipulées. La peintre tente d’autre part de montrer certaines facettes du patrimoine tunisien à travers un personnage à la fois tunisien et chinois. La calligraphie arabe a été également mise en exergue dans les œuvres de Mariem Garali Hadoussa comme une entité qui unit le monde arabe à celui asiatique. Toutefois, elle considère le choix des couleurs comme un exercice difficile qui met à l’épreuve tout artiste peintre et qui est surtout une question d’humeur. Toute couleur a son instant. Seul le sujet traité détermine la couleur. Quant au choix des titres de ses œuvres, la peintre a donné libre cours à son imagination. Entre autres, «Abysses», «Temps suspendu», «Nocturne», «Nature» sont quelques-uns des titres qu’elle a donnés librement à ses œuvres.


Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com