Les jeunes et la période des examens: Trop de pression !





La majorité des élèves n’ont en tête que leurs examens. Ils ont une obligation de résultat. D’autres, par contre, se contentent de jeter un coup d’œil sur leurs cours la veille du devoir… Mais ce qui rend la mission difficile, c’est la pression à la maison… Comment les jeunes vivent-ils justement cette période des examens ?

Tunis-Le Quotidien
Pour finir le premier trimestre en beauté, les élèves n’ont qu’une alternative : bosser ! Les examens sont une forme d’évaluation de leurs capacités et leur permettre de faire leurs preuves, de refléter leur niveau réel de ce qu’ils ont appris. Les notes ou les appréciations données par les enseignants doivent fournir aux élèves des repères pour qu’ils se situent, évaluent leurs progrès et cernent leurs lacunes. Un élève sérieux et assidu saura gérer ses apprentissages et fera ses preuves lors des examens. Conscients de l’importance des études, certains mettent leurs examens au devant de la scène. D’autres, en revanche, utilisent d’autres moyens… détournés !
Fadhel, 18 ans, reconnaît ne pas être vraiment studieux. Pour réussir, le jeune homme compte beaucoup plus sur son intelligence et sur la… triche. « Franchement, durant toute ma scolarité, je me contentais de préparer les examens juste quelques jours avant le jour J. Toutefois, il suffit que les examens approchent pour que je me transforme en une boule de nerfs. Ma famille me met la pression. Et j’ai horreur de me sentir sous tension. Cela influe négativement sur mon rendement. Mon tempérament nerveux prend le dessus et je finis souvent par rater certains devoirs. En fait, je crois qu’un élève est redevable d’être toujours attentif en classe. Il doit essayer de comprendre, de participer et de répondre aux questions. Il doit comprendre que son travail sera régulièrement jugé et évalué. Cela le poussera à travailler régulièrement et il n’aura donc plus de difficultés à préparer ses examens. Cela dit, j’ai un vrai problème concernant certaines matières ! Je suis franchement incapable d’apprendre par cœur les cours d’histoire-géographie ! J’utilise donc des fausses copies pour m’en sortir… Pour le reste, je me contente de réviser les cours que j’ai déjà acquis et compris», dit-il.
Karim, 17 ans, a la phobie de la feuille blanche et des trous de mémoire et c’est ce qui le déconcerte au point de perdre confiance. « Personne ne peut imaginer combien je me sens stressé et sur mes nerfs durant cette période. Je suis assidu et à jour. Depuis le début de l’année, je rentre directement pour réviser. Je ne laisse jamais les leçons s’accumuler. Toutefois, je privilégie les matières de base au détriment des matières secondaires. Ces dernières nécessitent beaucoup de temps et d’efforts pour être apprises par cœur alors qu’elles ne font pas le poids comparativement aux autres matières. Le fait que je sois à jour et bien préparé pour l’examen ne peut cependant pas m’empêcher de stresser ; d’autant plus qu’à la maison on me met beaucoup de pression. On m’interdit de regarder la télé, de toucher aux jeux vidéo ou de sortir. J’ai l’impression de vivre dans une prison. De plus, je ne suis aucun cours particulier et personne ne m’assiste. Je n’arrive pas à assimiler certains cours et ce n’est pas maintenant que cela sera possible », dit-il.
Aman Allah, 16 ans, prend les choses à la légère. « Je n’ai jamais préparé un examen bien à l’avance. Je pique toujours un sprint la veille pour réussir et, je touche le bois, cela a toujours marché ! Lorsque je révise à l’avance, j’oublie tout. Or, quand je jette un coup d’œil sur les cours la veille de l’examen, cela me permet de retenir plus les leçons. Mais de manière générale, je suis à jour et je me concentre en classe. L’attention aux explications des professeurs est la moitié du travail. Cela me permet de comprendre mes leçons et la révision s’avère dès lors beaucoup plus facile ensuite. Toutefois, je compte sur la chance pour les matières optionnelles. La majorité de ces matières nécessitent un grand effort parce qu’on doit les apprendre par cœur. Je ne prépare donc que quelques passages. Je préfère épargner mes efforts pour les matières de base», dit-il.
Skander, 17 ans, accorde une grande partie de son temps et de son énergie à ses études. Il met les bouchées doubles durant la période des examens. « Je suis un élève assidu. Je suis toujours à jour. Cela me permet d’avoir une certaine longueur d’avance. Toutefois, ce qui me met vraiment sous pression, ce sont mes parents. Même si je travaille quatre heures d’affilée, cela ne les satisfait pas. Mes parents pensent que je n’ai plus le droit à une seule minute pour me reposer ou me divertir dès que les examens approchent. Et moi, j’essaye de mener normalement ma vie pour ne pas être gagné par le stress. L’année n’est qu’à son début, je révise certes, mais je ne force pas trop les choses ! Mais mes parents n’arrêtent pas de me secouer », dit-il.


 Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com