Agriculture dans les oasis du Sud:Grâce aux Japonais, les palmeraies mieux irriguées





En matière de coopération avec le Japon, un intérêt très particulier a été accordé à la gestion des ressources en eau dans les différentes régions du pays. Combinant la coopération technique et financière, le gouvernement japonais contribue, entre autres, au perfectionnement des techniques d’irrigation des cultures oasiennes.

Tunis-Le Quotidien
Le projet a pour objectif d’économiser l’eau d’irrigation agricole dans les oasis du sud du pays. Il a été présenté au siège de la JICA à Tunis, par Mme Najet Gharbi, directrice chargée de l’économie de l’eau à la direction générale du Génie rural et de l’exploitation des eaux au ministère de l’Agriculture et des ressources hydrauliques.
Devant s’étendre sur une superficie globale de 7427 hectares couvrant 50 oasis qui s’étalent sur trois gouvernorats du sud (Gabès, Kébili et Tozeur) le projet sera achevé en 2016. Il aura un coût global de 80 millions de dinars dont 75% sous forme d’une aide financière remboursable accordée par la JICA.
D’après la responsable du ministère, le projet est destiné à consolider la stratégie nationale d’économie d’eau à travers l’amélioration de la gestion de l’eau à la parcelle et par la préservation des ressources hydriques dans les régions du sud. Les actions programmées concernent l’aménagement des réseaux tertiaires en terre utilisés pour l’irrigation afin d’atteindre les objectifs assignés pour une meilleure valorisation des ressources optimales.
Le projet aura en effet un impact très important sur l’efficacité des systèmes d’irrigation utilisés dans les oasis. Il devra permettre de diminuer le taux de pertes estimé jusque-là à près de 60%. Conçues selon des méthodes traditionnelles, les canalisations en terre laissent souvent échapper de grandes quantités d’eau. Grâce au projet, les canaux en terre seront remplacés par des canalisations en béton armé ce qui va permettre d’optimiser la performance de l’irrigation en réduisant jusqu’à 30% des pertes. Il s’agit également de satisfaire les besoins en eau des cultures à travers une distribution plus équitable des ressources entre les agriculteurs.
La réhabilitation des systèmes d’irrigation dans les oasis du sud permettrait par ailleurs d’améliorer le rendement des palmeraies surtout que plus de 82% de la production des dattes proviennent des oasis de Tozeur et Kébili.


H.G.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com