Maghreb Arabe: A quand l’intégration économique ?





L’intégration économique maghrébine reste encore loin de se concrétiser, en dépit des différents avantages et bénéfices qu’elle pourrait générer pour les cinq pays de la région.


Tunis – Le Quotidien
A l’initiative de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et de la fondation Konrad Adenauer, une journée d’étude a été organisée hier à Tunis avec pour thème «Le marché économique maghrébin, réalités et perspectives».
Il s’agit d’une énième rencontre débattant de ce sujet qui représente un objectif, voire un défi, dont les retombées économiques seraient très importantes pour les cinq différents pays de la région maghrébine.
Cette nouvelle rencontre a été marquée par un débat beaucoup plus réaliste, voire pessimiste, mettant ainsi l’accent sur les conséquences négatives sur les économies de la région à cause des retards enregistrés au niveau de la concrétisation de l’intégration économique.
C’est ainsi que M. Hédi Djilani, président de la Centrale Patronale, a expliqué au cours de son intervention, avec un certain pessimisme, que la réalité, aujourd’hui, laisse apparaître plusieurs obstacles freinant la réalisation de cette intégration économique maghrébine, dont le plus important n’est autre que la peur manifestéee par les hommes d’affaires des cinq pays de la concurrence et de son impact sur leurs affaires dans la région.
M. Djilani a observé une certaine contradiction du fait que les investisseurs maghrébins préfèrent investir en Europe et dans d’autres pays lointains plutôt que de s’implanter dans les pays de la région, chose qui nuit énormément, selon lui, au développement des relations économiques et des échanges commerciaux au niveau du Maghreb Arabe.
Le président de l’UTICA a appelé les hommes d’affaires de la région à faire preuve de vigilance et de responsabilité et à jouer pleinement leur rôle pour la concrétisation de l’intégration économique maghrébine, notant qu’il a toujours confiance aux hommes politiques et aux responsables des cinq pays qui redoubleront d’efforts pour améliorer la compétitivité du Maghreb, dont les perspectives économiques restent importantes et laissent apparaître de bons indices.
Pour sa part M. Habib Ben Yahia, Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe, a rappelé les différentes conventions et accords signés entre les cinq pays maghrébins afin de renforcer les relations économiques entre eux et dont la concrétisation n’a pas encore eu lieu.
Il a invité dans ce cadre les représentants de secteurs privés des cinq pays maghrébins à redoubler d’efforts et à être plus dynamique favorisant le développement de leurs échanges communs, et permettant à la région entière d’accélérer sa croissance économique.
M. Abdelhafidh Harguem, Secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, a mis l’accent, quant à lui, sur le rôle important de la Tunisie dans l’édification du Maghreb Arabe, ainsi que sa volonté à accélérer la réalisation de ce projet dont les retombées économiques sont immenses pour les différents pays maghrébins.
Auparavant, M. Thomas Schiller, représentant régional de Konrad Adenauer, a insisté sur l’importance de l’intégration économique au niveau du Maghreb, soulignant que sa fondation soutien pleinement ce projet qui permettra d’accentuer le développement économique de cette région, à l’instar de ce qui a été fait en Europe après la deuxième guerre mondiale.


Mohamed ZGHAL




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com