Lauriers Hayett pour l’enfant: Les premières semences

La moisson de l’année s’est avérée, côté quantitatif, pas mauvaise.
Mais au final, il ne restera que le bon blé dans le moulin. Seulement deux projets parmi les vingt actuellement en lice que le public applaudira le 10 janvier 2009 à la Maison Ibn Rachiq - cette première dans le paysage enfantin - et les deux meilleurs participants seront sur le podium.
Et pour ceux qui se sont manifestés après le 30 novembre, jour de la remise de leur projet à l’entreprise organisatrice des Lauriers Hayett pour l’enfant, n’ont qu’à se préparer pour les prochaines sessions avant l’expiration de la date annoncée.
Pour cette année, cette jeune filiale de la compagnie privée Comar d’assurances et de réassurances a rendu publique la création de ce prix pour l’enfant depuis un sacré moment (et même à plusieurs reprises) sur les journaux de la place. Au fil des jours, la nouvelle a pris de l’ampleur et a bien circulé dans les rangs de nos créateurs et d’autres travaillant dans le socio-éducatif. Des écrivains, des poètes, des artistes-peintres, des musiciens, des chorégraphes, des éducateurs, des enseignants, des musiciens et autres ont bombardé par téléphone et autres courriels le standard de cette maison qui leur a expliqué la ligne et le but de cette manifestation. Qui aura sans aucun doute le même destin que ses aînées. On pense ici au Marathon de la ville de Tunis et au Comar d’Or pour le roman dans les deux langues, arabe et française, qu’a créés, il y a 23 ans pour la première et bientôt 12 ans pour la seconde, M. Rachid Ben Jemiâa. Un homme de culture, cinéphile averti et assureur de première classe qui sait mener son entreprise à bon port.
Un, deux,… cinq et on n’en finit pas avec ces dossiers qui s’empilent sur le bureau du secrétariat où on travaille depuis près de neuf mois et d’arrache-pied pour que ce prix de Hayett, destiné à l’enfant, ait le même sort que les deux autres, cités ci-dessus, de l’entreprise-mère. Certes, Hayett est loin de disposer du même budget que sa marraine la Comar. Mais pour cette cause, les enjeux sont quasi identiques. La veille du 11 janvier de chaque année - jour que célèbre le monde entier pour l’Enfance - il y aura cette manifestation tuniso-tunisienne qui honorera nos benjamins et tous ceux qui se sont mis à leur service. D’un commun accord, il a donc été donc décidé de fêter les Lauriers Hayett en grande pompe. Outre les prix (des sommes considérables) à décerner, il y aura une kyrielle d’activités artistiques au programme de cette manifestation qui aura lieu en fin d’après-midi. 

C’est de l’investissement humain
Depuis déjà un mois, les membres du jury - composé d’un pédagogue, d’une musicienne, d’un homme de théâtre, d’un poète et d’une critique - travaillent au fur et à mesure sur les dossiers qui leur tombent à petites doses sous la main. Les choses ont commencé à se corser depuis une semaine. Des dossiers de dernière minute, épais comme des couettes d’hiver canadien sont arrivés chez le jury qui s’est trouvé face à vingt participants. Ces derniers disputeront leur place au soleil le 10 janvier prochain. Il ne reste plus donc qu’un petit mois de quelques jours ouvrables pour voir comme il faut un lot de CD, lire des nouvelles, des poèmes, écouter une panoplie de chansons et ausculter les traits de quelques toiles aux couleurs de l’innocence. Mais aussi de travailler sur les actions sociales qui versent dans le même entonnoir de l’aide à l’enfance. Et ce n’est pas fini. Car le secteur est délicat et demande une attention particulière. On se consulte les uns les autres, et remue sans cesse et jamais assez dans la marmite de ce bouillon de culture et de social éducatif avant le jour «J» de la délibération. Bien sûr, ce n’est pas chaque projet qui est un propos valable. Ici, il faut penser au moindre détail, faire gaffe et à ne pas prendre les choses à la légère. Tout devient important pour le premier récepteur qui est l’enfant. Tout va lui bercer l’imaginaire et lui coller à la peau pour toujours.
Etape par étape et il ne restera dans le tamis que les bonnes graines. Ainsi a-t-on procédé à l’opération du tri. La réunion de la sélection a eu lieu vendredi dernier entre midi-deux au siège de la maison d’assurances. Parmi les vingt supports, et après tant de discussions, on n’en a retenu qu’une douzaine.
Ce sont les travaux qui se défendent le plus, côté fond, forme et objectif. Mais ils restent à être convaincants. Les réunions qui auront lieu chaque semaine avant le jour de la distribution des prix nous en donneront un peu plus sur la qualité de ces produits et de la clarté sur ce secteur si fragile et si important à la fois.
Des produits qui doivent travailler les causes de nos petits sans omettre le moindre détail qui pourrait affecter l’enfant dans son développement et dans son environnement. Ceci est primordial et on n’a pas à badiner avec son devenir, qui est celui du pays. Car, on le sait, ce sont ces enfants d’aujourd’hui qui seront les hommes de demain, bien préparés pour tenir le volant de la machine et les rênes du pays.

Z. ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com