Journée mondiale des Droits de l’Homme : Face aux défis, la solidarité…





A l’instar des autres pays du monde, la Tunisie célèbre le 10 décembre la Journée mondiale des droits de l’Homme. Cette célébration qui coïncide avec le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sera marquée par d’importantes manifestations politiques et festivités culturelles qui seront animées par les organisations nationales et internationales accréditées en Tunisie.

Tunis-le Quotidien
En réponse à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, qui a invité le monde entier à s’unir pour appliquer les principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Tunisie a répondu à l’appel en s’impliquant dans la célébration de cette journée. Une journée «Portes ouvertes sur les droits de l’Homme» est programmée ainsi au menu de cette célébration. Initiée par le Centre d’information des Nations Unies, cette manifestation verra la participation de différentes associations nationales et organismes tunisiens, toutes structures confondues. Elle sera marquée non seulement par un volet scientifique qui verra les participants débattre des progrès accomplis par la Tunisie dans la promotion des droits de l’Homme qui passe désormais par la lutte contre la pauvreté, la solidarité et le redressement du niveau de vie des populations à revenus limités, mais aussi par les des défis que la Tunisie est sur le point de relever avec succès eu égard aux efforts colossaux qui ont été consentis dans le domaine depuis des années.
La situation des droits de l’Homme à l’échelle mondiale sera également au centre des débats qui ponctueront cette journée. Il est à noter que la célébration de cette Journée et du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme intervient au moment où le monde est miné par de nombreux défis tout aussi épineux que ceux auxquels se heurtaient les auteurs de la Déclaration, comme les crises alimentaire et financière internationales. L’homme continue, d’autre part, de détruire son environnement naturel tandis que les catastrophes de la pauvreté ou de l’instabilité, les effets en cascade des violations des droits et de l’indifférence s’étendent à toute la planète.
Pour la commémoration du soixantième anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme, les festivités s’étaleront sur toute l’année 2009. En effet, cette déclaration avait pour objectif de mettre en lumière l’idée selon laquelle que partout dans le monde, l’humanité est la gardienne et la bénéficiaire des principes qu’elle véhicule. Cette commémoration englobe le système des Nations Unies, les secteurs public et privé, les médias, des écoles, des artistes et d’autres représentants de la société civile partout dans le monde.
Lors de cette Journée en 2007, les bureaux de l’ONU ont organisé une série de manifestations originales partout dans le monde portant sur ses différents aspects.
On cite notamment, des dialogues interactifs sur les droits de l’Homme – une série de tables rondes interactives mensuelles organisées au siège de l’ONU à New York et à Tunis, sur des thèmes allant des nouveaux médias et des droits de l’Homme, au racisme, à l’impact de la lutte contre le terrorisme sur les droits de l’Homme, et de la crise alimentaire mondiale au droit à l’alimentation.

Ousmane WAGUE

Festivités à foison à Tunis

Afin de donner une dimension plus festive à cette manifestation, le Centre d’information des Nations Unies à Tunis organisera, dans le cadre de la Journée Portes ouvertes sur les droits de l’Homme une séance de projection cinématographique au CinémAfricart. Trois films sont programmés à cet effet. Il s’agit de «Silence» du réalisateur tunisien Karim Souaki, «Invente moi un pays» du cinéaste colombien Catalina Villar et «Mahmoud Darwich, la terre comme la langue» de Simon Button. Le premier film du réalisateur tunisien est d’une durée de 52 minutes. Projeté dans le cadre des Journées Cinématographiques de Carthage 2008, son scénario tourne autour de l’histoire du personnage de Jimmy qui se bat chaque jour contre la discrimination et la stigmatisation des malades. Il n'arrête pas de sensibiliser les gens de son quartier et d'être aux côtés des pauvres et des séropositifs. A travers son travail, on trouve une radioscopie de la Tunisie de nos jours avec toutes les mœurs sociales, les perceptions de la maladie du Sida par les gens et le tabou d'en parler déjà. Quant à «Invente-moi un pays», son scénario est axé sur une question essentielle qu’est l’exil. Le cinéaste livre les commentaires suivants : « J’ai proposé à des enfants apprenant à vivre en exil en France de faire un film avec eux : un court-métrage de fiction, dont le processus de fabrication deviendrait la matière d’un film documentaire. Ils ont entre 8 et 12 ans. Ils vivent tous dans un Centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Melun. Ils ont quitté un pays en guerre ou une situation de répression extrême»…


O.W.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com