Europe : Les Bourses entre espoir et mauvais signes





Paris - Agences
Les Bourses européennes restaient relativement stables hier, la multiplication d'indicateurs économiques décourageants étant compensée par l'espoir de l'adoption rapide d'un plan de soutien à l'industrie automobile aux Etats-Unis.
La crise s'aggrave pourtant au Royaume-Uni, le Produit intérieur brut du pays s'étant contracté de 1% sur les trois mois achevés en novembre et étant susceptible de se dégrader encore plus, a annoncé hier le National Institute for economic and social research (NIESR). La livre sterling a touché un nouveau plus bas historique face à l'euro, à 1,1390 euro hier matin, poursuivant son effondrement des dernières semaines.
Autre mauvais indicateur: la production industrielle française s'est effondrée de 2,7% en octobre par rapport au mois de septembre, sous l'effet d'un très fort recul de l'automobile. La production manufacturière (hors énergie et industries agricoles et alimentaires) a baissé de 3,2%, l'industrie automobile accusant à elle seule un recul de 14,3% en octobre par rapport à septembre.
En Italie, entrée officiellement en récession au troisième trimestre avec un recul de 0,5% du PIB, la production industrielle a de nouveau reculé de 1,2% sur un mois en octobre, selon l'institut de statistique Istat.
D'autre part, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) Jùrgen Stark a mis en garde contre un retour au laxisme budgétaire dans le cadre des plans de relance économique européens, propre à entamer la confiance plutôt qu'à la restaurer, dans une tribune parue hier dans le Wall Street Journal Europe.
"Les appels actuels à une application plus libre des règles budgétaires au niveau de l'Union européenne remettent en question la crédibilité de l'engagement des pouvoirs politiques à maintenir leurs finances publiques saines", a-t-il lancé.
Par ailleurs, l'Asie de l'Est et les petites économies du Pacifique verront leur croissance ralentir à 5,3% en 2009 en raison de la crise économique mondiale, avec des défis importants à court terme, même si elles sont mieux préparés qu'en 1997, a estimé hier la Banque mondiale (BM).


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com