Un expert prévient : Le monde au seuil d’une nouvelle crise alimentaire mondiale





Le Quotidien-Agences
La crise économique risque d'avoir des conséquences dramatiques sur les prix alimentaires pour les populations les plus pauvres, sauf si l'on double les investissements en faveur de la recherche agricole dans les pays sous-développés, estime un expert dans la revue Nature.
Dans un commentaire à paraître aujourd’hui, le directeur général de l'Institut de recherche américain sur la politique internationale alimentaire (IFPRI), Joachim von Braun, souligne que les "réductions du crédit auront sans doute un effet important et durable sur les économies émergentes, les prix alimentaires et les personnes le plus dans le besoin".
Pour lui, "doubler les dépenses en recherche et développement agricole dans les pays en voie de développement entre 2008 et 2013, les faisant passer de 5 à 10 milliards de dollars, pourrait augmenter la croissance agricole de 1,1% par an et sortir quelque 282 millions de personnes de l'état de pauvreté d'ici à 2020".
En revanche, selon les modèles de l'IFPRI, "si la croissance économique mondiale baisse de 2 à 3% et que l'investissement en recherche et développement agricole baisse également, les prix des céréales seront, en 2020, 30% plus élevés que ce qui était attendu avant la récession".
La plus grande partie de l'investissement nécessaire à la recherche agricole, écrit encore Joachim von Braun, devrait être apportée "par des sources publiques, étant donné le manque croissant de capitaux privés et le mauvais climat pour les investissements à risque".
Par ailleurs, écrit-il, pour améliorer le fonctionnement du marché et du commerce des produits alimentaires, "l'IFPRI recommande la création d'une réserve d'urgence de 300.000 tonnes de céréales, réparties en des points stratégiques dans les pays en développement et placées sous la surveillance du Programme alimentaire mondial des Nations Unies".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com