Le derby banlieusard, on en parle encore : Le C.S.H.L. chante, l’A.S.M. déchante !





L’ASM qui semblait avoir trouvé son rythme de croisière, après un début des plus difficiles, vient de connaître un coup de frein
à sa marche qui a mis à nu la pauvreté de l’effectif mis à la disposition de l’entraîneur ainsi que la limite de certains joueurs.
Lors de la rencontre de dimanche dernier face au CSHL, l’équipe marsoise n’a pas pu imposer son style de jeu et a laissé, surtout en première mi-temps, l’initiative du jeu à son adversaire qui n’a pas volé son succès et qui a su profiter des lacunes de l’équipe locale.
En effet, l’équipe marsoise a été l’ombre de cette équipe que nous avons vu évoluer trois jours auparavant devant l’ESS et qui avait présenté un jeu de bonne facture.
Face au CSHL, les Aveniristes étaient sans âme, errant sur le terrain sans repères et loin de pouvoir contrôler le jeu et inquiéter leur adversaire.
Est-ce une défaillance physique ou un manque de personnalité des joueurs ? Abdelkrim Bira, l’entraîneur marsois, a éclairé notre lanterne en précisant que: «Lorsque le moral est altéré, les jambes ne répondent pas et en l’absence d’un véritable patron, les joueurs ont été incapables d’imposer leur jeu».
Ceci, nous l’avons vérifié durant toute la première mi-temps, au cours de laquelle les Marsois ont perdu la bataille du milieu du terrain, comme ils ont perdu la quasi totalité des duels, en plus des défaillances individuelles, dont l’une a amené le but hammam-lifois, lorsque Saâfi a «oublié» de marquer Khelifa qui a repris, sans peine, la remise de la tête de Cissé et marquer le seul but de la partie.
A propos de ce but encaissé, une fois de plus sur balle arrêtée, l’entraîneur marsois a eu la remarque suivante: «La combinaison qui a ramené le but du CSHL a été déjà essayée lors de la rencontre que nous avons disputée en amical en début de saison. Et pendant le visionnage des rencontres du CSHL, j’ai attiré l’attention des défenseurs axiaux sur le positionnement de Cissé».
En seconde mi-temps, et après les changements effectués par l’entraîneur marsois en passant du 4-4-2 à un 4-3-3, le milieu de terrain marsois a été beaucoup plus actif et les joueurs du milieu, fraîchement débarqués, à savoir Amri et Ben Yahia ont porté de l’eau au moulin en soutenant les attaquants, mais tous leurs essais étaient marqués de précipitation.
De l’autre côté, c’est-à-dire du côté hammam-lifois, la victoire face à l’ASM a donné des ressources morales importantes aux joueurs qui ont bien préparé leur coup et ont largement profité de la fatigue physique de leurs adversaires. Fethi Laâbidi, leur entraîneur, était clair à ce sujet: «Nous avons bien préparé notre coup en tenant compte de l’état physique des joueurs marsois après le rendement qu’ils ont fourni contre l’Etoile».
Effectivement, les Banlieusards du Sud ont été très actifs au milieu du terrain avec un Ben Chouikha très actif qui a très bien orchestré les phases offensives de son équipe et qui a su également orienter le jeu sur la partie droite de la défense marsoise où Tarak Jelassi manquait d’inspiration.
A ce jeu, les Hammam-Lifois ont excellé, et avec des passes courtes, ils ont fait courir leurs adversaires en long et en large, allant jusqu’à porter le danger plus d’une fois devant les bois gardés par Belkhodja. Et s’ils ont largement dominé les débats en première période, ils ont également géré leur avance en seconde mi-temps en fermant les issues devant les joueurs marsois au point où nous avons vu Ben Chouikha sauver le ballon sur la ligne de but.
Fethi Laâbidi, qui a été confirmé en tant qu’entraîneur en chef juste après la rencontre, est allé même jusqu’à incorporer Ghariani à un quart d’heure de la fin pour bloquer la montée des défenseurs marsois d’une part et pour appliquer le jeu de contre de l’autre.
En conclusion, nous pouvons dire que les Hammam-Lifois n’ont fait que confirmer leur statut de bête noire des Marsois chez eux et que cette victoire est venue au bon moment pour chasser le doute, alors que du côté marsois, cette seconde défaite en cinq jours est venue confirmer la «pauvreté» de l’effectif et l’absence d’un régisseur capable d’orienter le jeu de ses coéquipiers en véritable patron. Tout cela ne met pas en doute le grand travail accompli par l’entraîneur Abdelkrim Bira.


Mohamed HEDI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com