La lanterne du passé…





Abdessalem Adhouma (E.S.S.): «Sur le terrain, on crachait le feu !»


Quels souvenirs gardez-vous des rencontres disputées devant l’EST ?
Parmi mes rencontres références, celles jouées contre l’EST, sont inoubliables. Ma première participation en équipe seniors, coïncidant avec le départ de Abdelmajid Chetali pour l’Allemagne, c’était justement contre l’EST des Ben Mrad, Gobantini, Machouche et Abdelkader. L’esprit d’équipe, le sens du but, et la puissance de mes tirs caractérisaient ma vocation offensive. Face à l’EST, le spectacle constituait une des priorités de nos confrontations. L’efficacité et la générosité dans l’effort emballaient le public, à Tunis, comme à Sousse. Sur le terrain, à terre battue, ça crachait le feu. C’était l’occasion, pour nous, comme pour les Espérantistes, de se faire remarquer davantage par nos fans.
Mais vous étiez suspendu lors de l’une de ces rencontres ?
C’était en 71, en Coupe de Tunisie (1/4 de finale), à Sousse, suite à une méchante provocation d’un défenseur sang et or. Ce fut, d’ailleurs, ma première et dernière expulsion de ma carrière. Cela traduit l’investissement physique total, dans ce genre de confrontations à cette époque, sans que mes relations avec les Espérantiste de ma génération ne soient affectées.
Quelles options appliquiez-vous pour assumer la victoire ?
Contre l’EST, il ne s’agissait que de gagner, dans les règles de l’art. Avec Paramanov, alors entraîneur de l’EST, avant que Chetali ne retourne d’Allemagne pour lui succéder, on donnait beaucoup de soucis pour les ailiers de débordements pour pouvoir pénétrer dans les zones adverses, ou, à défaut, bénéficier d’un corner qui n’était pas loin d’un coup de réparation.
Et l’EST actuelle, comment va-t-elle aborder cette tête d’affiche ?
La rencontre ESS - EST d’aujourd’hui est venue à point nommé, après l’arrivée de Gernot Rohr qui semble disposer de plus d’un truc dans son sac.
Son équipe paraît profondément transformée, sur tous les plans. La victoire de dimanche dernier en dit long, quant à cette nouvelle mentalité chez les joueurs. Je suis persuadé que les débats seront féroces, et le spectacle chatoyant.
Des deux côtés, les talents ne manquent point, et, c’est tant mieux pour nous, spectateurs. L’enjeu étant gros, la maîtrise des nerfs, et la présence d’esprit doivent fonctionner en concert, comme ce fut le cas pour moi, en 71 quand j’ai répliqué au but de Tarek, à Tunis, avant d’avoir le dessus, à Sousse (4-2), en Coupe maghrébine. Comme je suis adepte du football offensif, à l’instar du nouveau coach étoilé, j’ai le pressentiment que l’ESS aura une meilleure allure en zones espérantistes pour s’octroyer les 3 points.
Mais, gare à la négligence des moindres petits détails.


Sami MANSOUR


Lotfi Laroussi (E.S.T.): «On doit chercher la victoire»


L’ancien demi droit de l’EST des années 70-80,
Lotfi Laroussi fréquente encore et toujours les stades où évolue le club de son cœur. Aujourd’hui, il paraît bien placé pour présenter le sommet ESS - EST avec beaucoup de lucidité et... d’optimisme.
Que vous inspire ce nouveau duel entre l’EST et l’ESS à Sousse ?
Il sera encore une fois intense et disputé. Les deux équipes mènent la danse en Ligue 1 et visent le titre honorifique de champion d’automne.
L’Espérance qui compte trois points d’avance part-elle avec un certain avantage?
A dire vrai, je demeure optimiste. L’EST va bien, marque beaucoup de buts, s’améliore au fil des matches, son moral est bon et compte beaucoup sur cette opposition. J’estime donc que ce match arrive au bon moment pour l’Espérance.
Quel jugement portez-vous sur l’Etoile de cette saison ?
Elle est loin de valoir ses devancières. Lors des deux dernières saisons, elle était redoutables. Aujourd’hui après le départ de plusieurs éléments de valeur, l’Etoile n’est plus ce qu’elle était. Elle est capable du meilleur comme du pire. Autrement dit, elle est prenable.
Serait-il sage pour l’EST de chercher le nul qui ferait son affaire ?
Non. L’EST doit jouer pour gagner. Elle possède en Eneramo et Bienvenu, deux forces de frappe de valeur. Il serait bête de ne pas les mettre dans de bonnes conditions de conclure.
Qu’est-ce qui pourrait inquiéter les Sang et Or, selon vous?
Une mauvaise couverture de la défense pourrait poser des problèmes à l’équipe. Et puis, la récupération doit commencer par les attaquants pour empêcher les Etoilés de remonter vite le terrain.
Quel scénario pourriez-vous prévoir à ce sommet ?
Etant de nature optimiste, je vois l’Espérance s’imposer à Sousse même par un ou deux buts d’écart.


Propos recueillis par Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com