José Do Morais (Entr. E.S.T.): «Ne pas s’arrêter en si bon chemin»





Au lendemain du succès obtenu à Sousse, le coach sang et or était serein mais décidé à ramener ses joueurs sur terre, car le chemin est encore long et la marge de progression est importante.
Quelle a été la principale satisfaction, selon vous, après la prestation de Sousse face à l’ESS?
En football, les résultats priment. Je pense donc que les trois points empochés ont constitué le gain le plus important. Mais au delà de cette satisfaction, j’ai apprécié la force collective du groupe, le caractère individuel de chaque joueur.
J’ai vu des éléments donner le maximum d’eux-mêmes pour le bien de l’équipe.
Maintenant, l’EST compte six points d’avance sur son poursuivant immédiat. Voilà un avantage considérable pour votre équipe?
Six points, c’est beaucoup, mais ce n’est pas suffisant pour se rassurer. On va continuer à travailler dur pour accentuer cette avance car en football tout demeure possible.
Avant le match de Sousse, vous avez déclaré que ce rendez-vous était décisif?
Oui. Pour l’EST, tous les matches sont décisifs.
Les trois  résultats possibles étaient décisifs pour les deux clubs. C’était le match de vérité. Il vaut mieux aujourd’hui mener la danse avec cet écart de six points qu’entamer le retour à égalité de points avec les Etoilés.
Si vous aviez à relever les caractéristiques de l’équipe au cours de cette phase aller?
J’ai remarqué avec plaisir la valeur collective du groupe. Un acquis qu’il faut consolider, car l’individuel doit être mis au service du collectif. A part cela, je pense que tous les aspects du jeu sont à travailler.
Sincèrement, à Sousse, l’Espérance était forte ou l’Etoile était faible?
L’EST s’est imposée grâce à son collectif et l’ESS n’a pu se libérer du piège tendu par notre équipe.
La différence s’est faite à ce niveau-là.
Avez-vous fixé la liste des joueurs à céder lors du mercato?
Ce n’est pas encore fait, mais je compte garder les joueurs qui sont décidés à se “fondre” dans le groupe. Il n’y a pas d’intérêt individuel à l’EST. Le joueur doit considérer que l’entraînement quotidien est un moment de travail, sinon, il sera prêté à un autre club. Voilà tout.
Korbi, le stadiste, est désormais sang et or. Quelle part avez-vous dans l’opération de son recrutement?
Korbi est jeune.Il a une grande personnalité et une bonne force de caractère. Il est ambitieux et il avait envie de venir au Parc B. Au ST, j’ai voulu faire de lui le capitaine avant mon départ, et il a joué ce rôle quand Zidane a été remplacé par Naouali. Ce n’est pas par hasard que j’ai pensé à lui. Mais à l’EST, les recrutements dépendent aussi de la volonté des responsables.
 
Propos recueillis par Jamel Belhassen


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com