Désaccords filles – garçons : Egoïsme et irresponsabilité





La nature fait que filles et garçons sont différents. Cette différence dépasse l’aspect physique. Elle touche aussi le psychique et l’émotionnel. L’on dit que les opposés s’attirent. Toutefois, cette opposition est également à l’origine de plusieurs conflits. Quelles sont justement les divergences entre filles et garçons?


Tunis-Le Quotidien
Dès l’enfance, les petits prennent conscience de leur différence morphologique par rapport au sexe opposé. Les rôles inculqués à chacun dès l’enfance alimentent cette différence. En effet, les parents offrent aux garçons des jouets sous forme d’armes, de voitures ou de ballons de football. Les filles, en revanche, reçoivent des poupées, des coffrets de maquillage et des ustensiles de cuisine. Ces jouets initient chacun des deux au rôle classique qui lui est attribué. Les garçons apprennent donc à développer leur force, se protéger et défendre leurs territoires. Les filles sont incitées à s’occuper de leur paraître, imiter le rôle traditionnel de la femme au foyer et à cultiver en elles la tendance douce et affectueuse. Une fois que la nature, l’identité et les rôles sont déterminés, l’enfant s’apprête à passer par une phase méditative qui marque sa transition. Durant cette phase transitoire, il ressent une curiosité de découvrir l’autre. C’est ainsi que filles et garçons nouent des relations de camaraderie, d’amitié et plus tard d’amour. Sauf que la nature différente de chacun des deux rend parfois la relation sujette aux conflits…
Mohamed, 20 ans, juge la gent féminine fausse et matérialiste « Les filles, ou du moins la majorité d’entre elles, sont des pros en matière de mode et de make-up, un point c’est tout ! Je ne pense pas qu’elles maîtrisent autre chose à part ces trucs futiles ! Une fille est censée incarner la douceur, la féminité et le naturel. Or, à observer les filles de passage, je ne vois qu’une silhouette très bien mise en valeur, du maquillage trop criard et beaucoup trop de snobisme… En outre, les filles n’arrêtent pas de revendiquer l’égalité entre les deux sexes, mais dès que l’on se retrouve dans un resto ou un café, elles rechignent à mettre la main dans la poche pour payer. C’est aux hommes de payer leurs consommations comme si l’on était leurs tuteurs légaux ! Si elles veulent être libres, elles doivent agir en conséquence ! De plus, elles manquent de sérieux. Plusieurs filles nous reprochent notre manque de respect et notre infidélité, mais elles n’en font pas moins que nous ! Dès qu’elles voient un mec bien friqué et à bord d’une belle caisse, elles craquent complètement. Elles accordent beaucoup plus d’intérêt à la marque de nos vêtements, qu’elles ne tiennent compte de ce qu’on a à leur dire ! Et à force de voir des filles dans le genre, je crois qu’il est tout à fait normal que les hommes fuient les engagements officiels», dit-il.
Iheb, 19 ans, n’admet pas la tendance matérialiste chez les filles de sa génération. « Trouver une fille correcte et respectable, c’est comme si l’on cherchait une aiguille dans une botte de foins ! Celui qui tombe sur une fille dans le genre a tiré les numéros gagnants dans une loterie. Les filles sont révoltées parce que les hommes les considèrent comme un objet ! Mais il est difficile qu’on respecte une fille qui se laisse « acheter » par celui qui sait mettre le paquet ! Aujourd’hui la majorité des filles se montrent égoïstes, superficielles et matérialistes. Elles ne croient plus aux sentiments. Seul celui qui a un bon paquet de fric est « digne » d’elles. Et ce, sans parler de leur nature vraiment méchante. Si je reste deux secondes avec une fille, elle se met à médire ses amies les plus proches, tient des propos malveillants à propos de la plus belle fille de la fac, dit que la première de la classe a triché aux exams… et j’en passe ! Potins, sarcasme, médisance, jalousie et envie, voilà ce dont à quoi riment les discussions féminines. Et celles qui sont plus correctes parleront des heures sans reprendre leurs souffles de leurs chaussures Parada, leur parfum Klein, leur make-up Clinique et finiront le discours par un « tout petit méchant mot de rien du tout » sur les copines, qui elles, ne portent que de l’imitation ! C’est fou ce qu’elles sont bavardes et superficielles ! Et le comble, c’est qu’elles n’arrêtent pas d’accuser les garçons de leur manquer de respect », dit-il.
Salma, 21 ans, ne supporte pas le côté macho et misogyne chez certains fils d’Adam. « On a beau évoluer, les hommes gardent toujours cette sensation de supériorité vis-à-vis de la femme. Ils la regardent de manière hautaine et dégradante. De plus, dans l’inconscient masculin, la femme est toujours considérée comme cette « chose » futile qui ne peut servir qu’à satisfaire ses caprices. Une sorte d’esclave soumise qui doit le servir et se plier à ses ordres sans riposter. Ce regard est d’ailleurs la spécialité de l’homme oriental trop imbu de sa petite personne. En outre, ce que je trouve révoltant chez les garçons, c’est qu’ils sont tous, ou presque, des menteurs, balourds et de grandes gueules qui perçoivent la virilité seulement dans la force du coup de poing ou dans la puanteur du langage. Ils croient à tort qu’un comportement pareil va séduire une fille ! De plus, la majorité des jeunes qui se marient de nos jours sont très irrespectueux envers leurs épouses. Ils ne savent pas du tout comment assumer leurs responsabilités et tiennent paradoxalement à leur statut de chef de famille… D’abord, un homme n’épouse une fille que si elle a un revenu fixe. Ensuite, il lui laisse toutes les corvées : frais du ménage, éducations et frais des enfants, cuisine…tout quoi ! Elle assume ses responsabilités familiales, rentre à la maison pour faire le ménage, la cuisine et s’occuper des petits. Les week-ends, elle se charge des achats et des factures, de faire sortir la poubelle… Et cerise sur le gâteau, lorsqu’il rentre du travail, il exige le calme absolu. Veut que sa femme le chouchoute et s’il le faut lui masse les pieds, sinon, il verra ailleurs… C’est de la discrimination et de l’esclavage », dit-elle.
Fatheya, 21 ans, est révoltée par certains comportements masculins. « Je pense que les hommes bons et bien élevés, avec tous mes respects pour les corrects, sont une denrée très rare de nos jours. Les hommes regardent les filles comme une proie. Si elle satisfait ses besoins, il se régale et ensuite dira du mal d’elle. Et si elle ne se soumet pas à ses désirs, elle est également la victime des plus injurieux de ses propos et le plus vile de ses attaques. De plus, même quand on nous drague dans la rue et qu’on ne répond pas, on nous traite de toutes les couleurs, il reçoit ce refus comme une offense à son amour-propre. Peu d’hommes ont du tact et se montrent respectables envers les filles. D’ailleurs un minimum d’intelligence de leur part, implique qu’ils soient beaucoup plus fins et raffinés ! Mais pour être juste, je dois dire que les filles ont leur part de responsabilités ! Plusieurs deviennent trop « libérales ». Et comme les frais de mariage coûtent de plus en plus cher, les hommes se contentent des relations non officielles. C’est comme s’ils étaient mariés, mais sans avoir d’engagements ni de responsabilités. A qui la faute ? Au modernisme, à la transformation des valeurs et à la société toute entière », dit-elle.


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com