Création d’entreprises : Quant l’essaimage donne ses fruits…





A peine une année depuis son lancement, l’essaimage est aujourd’hui la technique de création d’entreprises la mieux réussie en Tunisie. Selon les statistiques données hier à Tunis par le directeur général de promotion des petites et des moyennes entreprises (PME), l’essaimage permet actuellement de créer 120 nouveaux projets par an.

Tunis – Le Quotidien
A vrai dire, le bilan d’un an d’essaimage en Tunisie est plutôt positif. Les résultats présentés hier par le responsable de la promotion des PME au sein du ministère de l’industrie, de l’énergie et des PME, placent même ce mode particulier de création d’entreprise en tête des mécanismes du programme national de promotion de création d’entreprises. M. Mohamed Aguerbi, directeur général de promotion des PME a estimé que par sa contribution à la création de 120 nouveaux projets entre le 1er janvier et le 25 décembre 2008, «l’essaimage est en train de réaliser ce que nul autre mécanisme n’a pu faire».
Le responsable du ministère qui a pris part à la conférence sur l’essaimage organisée hier par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis, à l’hôtel El Mechtel, a en effet insisté tout au long de son exposé sur le fait que les résultats réalisés aujourd’hui pourraient se renforcer davantage dans le futur. Il a estimé dans le même cadre que lorsqu’on parvient à assurer une meilleure assistance technique et financière aux projets essaimés, l’essaimage pourrait bien devenir un outil très efficace dans la réalisation des objectifs assignés dans le programme national de promotion de la création d’emploi. L’objectif est en fait majeur : créer chaque année14 mille entreprises, soit 50 entreprises par jour. En définitive, 2 entreprises par jour dans chaque gouvernorat.
Ces défis ont poussé vers l’adoption d’une politique souple en matière de création des entreprises par essaimage. M. Aguerbi a souligné dans ce sens que toutes les idées de projets bénéficient aujourd’hui de l’assistance technique et financière nécessaire accordées dans le cadre du programme de la promotion de l’essaimage. «Ce ne sont plus uniquement les projets à grande valeur ajoutée qui sont pris en charge par essaimage», note-t-il.
Les entreprises qui ont adhéré au programme, dont le nombre a atteint 31, sont appelées à œuvrer avec un maximum de souplesse vis-à-vis des idées de projets présentées par leurs salariés. Elles s’engagent en effet à accorder aux candidats à l’essaimage l’accompagnement et l’assistance nécessaire pour la création et la concrétisation de leurs projets même lorsqu’il s’agit d’investir dans une activité différente au domaine de l’entreprise mère. 
«Nous ne refusons aucune idée», affirme le directeur général de promotion des PME. Cette souplesse permettrait sans doute aux 31 entreprises signataires de conventions d’essaimage, de contribuer davantage aux efforts de création d’entreprises surtout dans les régions dites «de développement prioritaire». Sur les 120 projets créés par essaimage, 83% ont été réalisés dans ces régions. 
Pour atteindre ces différents objectifs, il serait indispensable, toujours selon le responsable du ministère, d’améliorer les outils d’assistance technique et financière offerte à travers l’essaimage. Il a indiqué que les départements compétents au niveau des ministères de tutelles envisage dans le futur solliciter l’aide des institutions internationales pour mettre sur pied un fonds spécial pour le financement des projets d’essaimage et ce outre le recours à l’expertise des pays pionniers en la matière. 


Hassen GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com