Tourisme d’affaires : La Tunisie veut augmenter sa part du gâteau





La Tunisie cherche à se positionner sur le créneau du tourisme d’affaires en participant aux principaux salons internationaux dédiés à ce segment porteur.


Tunis-Le Quotidien
Le Bureau de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT) en France a annoncé récemment la participation de la Tunisie à la 10e édition du salon du tourisme des affaires et de l’événementiel Bedouk MC & IT qui se tiendra les 4 et 5 février 2009 au parc des expositions Porte de Versailles à Paris.
Une option de stand de 56 mètres carrés a été prise auprès des organisateurs de la manifestation qui constitue un rendez-vous incontournable pour les professionnels opérant dans ce créneau. Outre l’espace accueil réservé à l’ONTT, huit modules de 5 mètres carrés seront mis à la disposition des professionnels tunisiens désireux de prendre part à la manifestation. Jusqu’ici une vingtaine de professionnels tunisiens, essentiellement des agences de voyages spécialisées, des organisateurs de séminaires et d’événements artistiques ont confirmé leur participation à ce rendez-vous, selon l’ONTT.
Créé en 1999, le salon Bedouk MC & IT est devenu, au fil des années, un événement majeur du Tourisme d’affaires et de l’événementiel. En 2008, le Salon a réuni plus de 6 700 visiteurs, offrant un panorama global du secteur, de ses grandes tendances et de ses nouveautés.
La Tunisie cherche depuis plus de cinq ans à modifier la structure de son secteur touristique pour mieux faire face au ralentissement mondial de l’ activité et l’exacerbation de la concurrence régionale provenant du Maroc et de la Turquie. Depuis les années 70, le pays a axé sa politique développement du secteur touristique sur le tourisme de masse. Une politique qui ne cesse de prouver ses limites. D’autant plus que la destination se vend jusqu’ici à des prix très bas en raison de la pression continue des tour-opérateurs et des groupes de package en gros. Bien que cette stratégie ait permis au pays de devenir la première destination touristique sur la rive sud de la Méditerranée jusqu’au début des années 90, elle a eu un impact négatif sur les revenus du secteur et ses perspectives de croissance. Étant donné que les voyages à forfait passent rarement en dehors de leurs itinéraires classiques (tour-opérateurs), les recettes sont restées limitées. A preuve : le revenu par touriste en Tunisie est d'environ 333 dollars, alors que le Maroc - qui est considéré comme une destination plus haut de gamme - perçoit environ 1040 dollars par tête. De même, l'Egypte reçoit environ 850 dollars par tête.
Dans une tentative d'aller au-delà du modèle de tourisme de masse, la Tunisie a commencé à investir de nouveaux créneaux, en particulier le tourisme d’affaires, la thalassothérapie, le tourisme saharien et le golf. Selon les premiers bilans réalisés par le ministère du tourisme, ce choix s’avère très porteur.


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com