Oléiculture : La qualité, principal atout face à la crise financière mondiale





Sfax - TAP
Les professionnels dans la région de Sfax mettent les bouchées doubles pour faire réussir la campagne oléicole et réduire les effets de la crise financière mondiale sur le secteur.
Pour ce faire, l'accent est mis sur la garantie d'une qualité optimale en tant qu'unique alternative afin de faire face, en même temps, à la baisse des prix sur le marché mondial et à la faiblesse de la production locale.
La ville de Sfax, qui contribue à 90 % des exportations tunisiennes d'huile d'olive, n'en a exporté jusqu'à présent que 15 mille tonnes, essentiellement vers l'Espagne et l'Italie, la moitié de ce qu'elle avait exporté à la même période de l'année précédente.
Les exportations d'huile tunisienne sont, ainsi, freinées par la réduction des prix à l'échelle internationale attribuée à la conjoncture économique mondiale, laquelle conjoncture influe négativement sur le pouvoir d'achat dans les pays importateurs d'huile d'olive tunisienne (dont ceux de l'Union Européenne, principal partenaire de la Tunisie).
Afin de stabiliser le marché local et rassurer les producteurs quant à l'issue de la campagne oléicole, l'Office national de l'huile a entrepris l'acquisition d'une partie de la production auprès des huileries et des exportateurs.
Il s'agit maintenant d'accélérer le rythme de la campagne au niveau de la cueillette et de la transformation, afin de préserver la qualité de l'huile, principal atout pour sauver la récolte.
Jusqu'à la mi-janvier, le taux d'avancement de la cueillette s'est limité à 40 %. Ce retard doit être rattrapé avant la fin du mois de février, date au delà de laquelle il y a risque d'augmentation de l'acidité de l'huile.
La récolte est estimée, durant l'actuelle campagne, à 180 mille tonnes d'olives, l'équivalent de 40 mille tonnes d'huile.
Cette activité devra générer entre novembre 2008 et février 2009, environ quatre millions de jours de travail.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com